Plainte pour diffamation contre l’échevin Van Hoorde

Muriel Havet estime qu’elle est injustement considérée comme une voleuse.

Plainte pour diffamation contre l’échevin Van Hoorde
dour ©D.R.

Désireuse de défendre sa réputation, Muriel Havet a récemment déposé plainte pour diffamation contre Sammy Van Hoorde, l’échevin du commerce de la commune de Dour. Une démarche que cette dernière a entreprise pour faire valoir ses droits et pour exiger des excuses de celui qui l’aurait accusée d’avoir subtilisé des documents communaux, directement dans son bureau.

Les faits remontent à juillet dernier. À l’époque, Muriel Havet, présidente d’une association qui œuvre pour réaliser les rêves d’enfants malades, et Sammy Van Hoorde travaillent conjointement sur un projet visant à relancer l’association des commerçants de Dour. "Nous nous rencontrions régulièrement pour avancer sur ces projets et pour me faciliter la tâche, il m’a remis un listing reprenant les coordonnées des commerçants actifs sur l’entité", précise Muriel Havet.

Les choses ne vont finalement pas plus loin et les deux comparses ne s’associent pas officiellement. "Le fait que je ne sois pas commerçante a compliqué les choses. J’ai décidé de m’investir dans mon association, sans la politiser mais en m’entourant de bénévoles. Les choses sont restées comme cela, jusqu’à ce que j’apprenne, via un courrier glissé anonymement dans ma boîte aux lettres il y a 15 jours, que j’étais accusée d’avoir volé le listing."

En réalité, le courrier était une copie d’un PV rédigé à l’issue d’un conseil d’administration de Dour Centre-Ville. "Mon nom apparaît: on peut y lire que Sammy Van Hoorde a confirmé que j’étais venue à sa rencontre mais qu’il ne m’avait jamais donné le listing communal, que je l’avais emporté de son bureau à son insu. Ce qui laisse penser que je l’ai volé pour utiliser des données confidentielles."

Aujourd’hui, la Douroise estime que sa réputation est entachée. "Je me suis toujours très bien entendu avec Sammy . S’est-il rendu compte qu’il ne pouvait pas me partager ces documents et s’est-il senti menacé? Je ne sais pas mais je ne peux pas accepter d’être dénigrée et salie. Je sais que les gens parlent et que je suis déjà considérée par certains comme une voleuse. J’aurais simplement voulu qu’il reconnaisse son erreur, qui partait d’une très intention, plutôt que de rejeter la faute sur ma personne."

Contacté, Sammy Van Hoorde s’est dit surpris par ce dépôt de plainte, son audition n’ayant pas encore été planifiée. "Je ne peux que répéter que je n’ai jamais dit qu’elle avait volé ces documents", insiste-t-il. "Elle était mon associée dans un projet, elle avait accès aux mêmes documents que moi, dont ce listing. Il y a clairement une incompréhension, un manque de contexte et une erreur dans la transcription de mes propos lors de la rédaction du PV qui lui a été transmis."

Un PV qui n’était qu’une première ébauche, rédigée à l’issue d’une réunion et qui n’avait été ni relu, ni corrigé, ni signé par l’ensemble des membres de l’assemblée. "C’était un PV brouillon qui doit faire l’objet d’amendements lors du prochain CA, il n’a rien d’officiel. Je ne l’avais même pas encore relu. Bien sûr que j’aurais précisé les choses car en l’état, la transcription laisse supposer que je l’accuse de vol. Ce n’est absolument pas le cas, même s’il est vrai que je n’avais pas remarqué tout de suite qu’elle avait repris les documents avec elle."

Surpris par la démarche de la citoyenne, dont il dit ne plus avoir de nouvelles pour l’instant, Sammy Van Hoorde espère qu’unesimple discussion et la correction du PV suffiront à apaiser les tensions et à éviter de nouvelles démarches au niveau judiciaire.