Boucle du Hainaut: l’alternative de Revolth n’est pas définitivement enterrée

L’ASBL a pu rencontrer le ministre Borsus pour discuter de l’expertise qu’il avait commandée.

G.La
Boucle du Hainaut: l’alternative de Revolth n’est pas définitivement enterrée

Boucle du Hainaut, suite, mais pas fin. Conformément aux engagements qu’il avait pris, le ministre Borsus poursuit ses consultations avant de trancher sur la demande d’Elia pour la création d’une ligne à haute tension longue de 84 km et traversant 14 communes hennuyères. Mardi, le ministre a rencontré des représentants de l’ASBL Revolth opposée au projet.

C’était l’occasion de discuter de l’alternative proposée par l’association en partenariat avec l’UMons et de l’expertise commandée par le ministre. Dans un premier temps, les conclusions de Menelika Bekolo, l’experte indépendante mandatée par Willy Borsus, n’étaient pas vraiment favorables à l’alternative de Revolth qui mise sur des lignes enfouies en courant continu plutôt que des lignes aériennes en courant alternatif, comme le prévoit Elia.

Pour l’association, sa proposition aurait le mérite de limiter les problèmes de santé que pourraient générer les champs magnétiques de la Boucle du Hainaut. Mais l’experte avait estimé que l’enfouissement complet de cette ligne en courant continu ne serait pas envisageable à la fois pour des raisons scientifiques et de coûts.

Après la réunion de mardi toutefois, tous les espoirs ne sont pas perdus pour Revolth. "L’un des intérêts de Revolth était d’entendre la position de l’experte sur sa proposition dont le concept a été validé par l’UMons", relate la porte-parole de l’association. "Menelika Bekolo Mekomba a semblé, dans un premier temps, balayer ce concept d’un revers de la main, mais a fini par reconnaître, comme l’UMons, que le concept est envisageable, mais nécessitait d’autres études. Elle a d’ailleurs dit que le rapport de l’UMons était semblable à ses propos du jour."

Selon Revolth, après cette réunion, le constat est toujours le même. Le ministre Borsus a le choix. Soit aller dans le sens d’Elia, "une multinationale qui ne cherche qu’à faire de l’argent, qu’importent les conséquences" en optant pour la solution courante alternatif aérien qui, selon l’experte Bekolo, serait une solution "à l’ancienne", "de facilité" et moins onéreuse. Soit tenir compte de la proposition de Revolth, "plus respectueuse de la santé et de l’environnement" et "pour un montant d’investissement désormais similaire". L’association ajoute que d’autres études devraient être menées pour valider définitivement leur concept "respectueux et novateur".