Un deuxième taxi social sponsorisé

Le CPAS vient de se doter d’un deuxième taxi social. Il a été entièrement payé par des entreprises de la région.

Un deuxième taxi social sponsorisé
Le nouveau véhicule du taxi social, entouré des membres du CPAS et des commerçants qui ont sponsorisé la voiture.

Impossible de le louper si vous passez à côté, le nouveau véhicule du taxi social de Vaux-sur-Sûre est haut en couleur! Et pour cause, loin du rouge uniforme du premier véhicule, ce deuxième taxi est habillé de tous les sponsors qui ont financé son achat. La Commune et le CPAS n'ont, eux, pas déboursé un centime dans l'affaire. «Une société allemande m'a contactée en me proposant une formule selon laquelle des sponsors payeraient le nouveau véhicule, explique Pascale Lamoline, présidente du CPAS. J'ai soumis la proposition au collège avec l'envie de développer l'action sociale via un deuxième taxi. De toute façon, cela ne coûtait rien d'essayer. Et tout s'est très bien passé. En six mois, c'était bouclé. Je ne peux qu'être fière et contente de la réactivité et de l'implication des commerçants de la région.» Les sponsors ont ainsi effectué un investissement pour 5 ans. Passé ce délai, l'habillage du véhicule sera enlevé et il sera possible d'effectuer une nouvelle tournée des sponsors. Finalement, la seule véritable exigence du CPAS, c'était de prendre un VW Caddy, semblable au premier taxi social. Une demande rencontrée sans problème.

Ce deuxième taxi est, en tout cas, plus qu’utile vu le succès de ce service.

Augmentation de 40%

«En 2017, nous avons déjà 40% d'augmentation au niveau des demandes par rapport à l'an dernier, précise Pascale Lamoline. Ce qui fait 20 000 km par an supplémentaires. Heureusement, nous avons une formidable équipe de douze bénévoles. Et deux autres nous ont encore rejoints.»

Mais à qui sert vraiment le taxi social? À tout le monde. « Les conditions, à la base, c'est d'être âgé de 65 ans et plus, de résider dans la commune et de savoir justifier la raison. Il faut vraiment que cela rende service à la personne, commente-t-elle. Mais il y a des exceptions, cela peut toucher tout le monde! Par exemple, si demain, un homme de 30 ans se casse la jambe et n'a aucune possibilité d'être véhiculé, il peut faire appel au taxi social.»

Contacter le CPAS

Pour pouvoir profiter de ce service, il suffit de contacter le CPAS de Vaux-sur-Sûre, en précisant les raisons. « Et il ne faut pas avoir peur de franchir la porte du CPAS, clame la présidente. Certains semblent avoir une appréhension. Mais le CPAS est aussi là pour rendre service à la population, quelle qu'elle soit.»

Vous voilà prévenus.