Frappé après le motocross de Bercheux

Cinq ans après avoir été grièvement blessé au bal après le motocross de Bercheux, il demande réparation à Neufchâteau.

D.Z.
Frappé après le motocross de Bercheux
motocross Haid ©Frédéric de Laminne

Cinq ans après les faits, l’affaire des incidents après le motocross de Bercheux (Vaux-sur-Sûre) est revenue hier devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau. Elle avait déjà fait l’objet de nombreuses auditions devant la justice chestrolaise. Mais c’est l’expertise médicale qui a pris beaucoup de temps.

Un jeune homme avait été grièvement blessé au cours du bal après le motocross. Souffrant d’une côte cassée et surtout d’une triple fracture de la mâchoire, laissé inconscient par ses agresseurs, l’homme ne semble plus présenter de séquelles permanentes aujourd’hui, d’après son avocat Me Jean-Charles Mottet.

Mais des indemnités devront vraisemblablement être allouées au civil pour les séquelles subies depuis cinq ans, depuis ces incidents du 9 septembre 2012.

«Frappé par le Saint-Esprit?»

La version de l'avocat de la partie civile, partagée par le substitut du procureur du roi Dimitri Gourdange, est que la victime a été lâchement abandonnée au sol, inconsciente, par ses agresseurs. «Oui, la victime s'est montrée lourde et pesante tout au long de la soirée, mais cela ne méritait pas de tels coups à son égard, plaide Me Mottet. Le problème, c'est que devant les policiers venus verbaliser en 2012, puis aujourd'hui cinq ans plus tard, personne n'a rien vu. C'est la loi de l'omerta à Bercheux. À croire que mon client a été frappé par le Saint-Esprit!», ironise Me Jean-Charles Mottet.

Vu l’ancienneté des faits, M. Gourdange réclame quatre mois de prison contre chacun des 3 prévenus poursuivis, des jeunes gens qui étaient dans l’organisation du bal en 2012.

Du côté de la défense (Mes Julien Pierre, Frédéric Gavroy, Nathalie Lequeux) tout le monde plaide l’acquittement puisqu’on ne retrouve pas de témoin oculaire et d’élément probant sur l’agression.

Me Julien Pierre s'en prend même à la victime: «Le champion des emmerdeurs. Je n'ai aucune empathie pour ce genre de personnage qui est une nuisance pour les organisateurs de soirées. Il était saoul, a renversé la poubelle, a bousculé plein de gens, a importuné des dames . Il a même soulevé une bouteille face à mon client qui n'a fait que se défendre. Je plaide donc l'acquittement pour légitime défense.»

Le jugement sera rendu le 10 octobre.