« Je devais faire quelque chose »

En décembre 2013, Olivier Baudri est devenu le nouveau propriétaire de l’ancienne fonderie. Originaire de Tellin, Olivier Baudri est artiste campanaire depuis de très nombreuses années.

« Je devais faire quelque chose »
Coulée des Cloches Tellin ©EdA

«Je me suis mis à mon compte voici vingt ans, narre-t-il. Je suis donc dans le domaine des cloches depuis un paquet de temps. Quand j’ai su que le musée des cloches allait fermer, je me suis posé des questions. Il fallait faire quelque chose avec cette fonderie. De plus, les petits-enfants Slegers cherchaient un repreneur. Ce n’était pas le boulanger du coin qui allait le reprendre et je ne voulais pas que cela devienne des gîtes par exemple. J’ai donc décidé de me lancer. Cela ne sera pas facile, mais je devais bouger. Le projet est réellement de promouvoir le site. En informant le public grâce à des visites de la fonderie par exemple». Il est également question de rassembler et présenter les objets témoins de cet artisanat déposés précédemment au musée. «Il existe encore du stock, raconte Guy De Plaen. Nous allons montrer ce qui annonce le temps et ce qui symbolise le temps». De son côté, Philippe Slegers est ravi de la tournure des événements. «La fonderie de Tellin a été ouverte en 1832, précise l’intéressé. Lors du décès de mon père, en 1970, elle a fermé ses portes. Il avait cinq enfants, mais personne n’a repris le collier. Nous avons terminé les commandes en cours et puis plus rien. Je suis heureux que quelqu’un essaye de redonner vie à ce lieu hautement symbolique. À Tellin, beaucoup ont connu cette fonderie, ont senti les fours qui tournaient. Je dis un grand bravo à Olivier et je lui souhaite bonne chance. Vous savez, il n’existe plus aucune fonderie en Belgique. Et le bâtiment de Tellin est le seul encore visitable».L.M