Quatre femmes en furie et rebelles à la police

Peine de travail ou de prison pour les quatre femmes en furie venues récupérer le gamin de l'une d'entre elles chez un ex jugé indigne.

Elles sont acquittées pour quelques préventions par lesquelles le parquet avait tenté de traduire en droit ce qui s'est passé le samedi de Pâques 2009 à Tellin.

Pas de destruction de la caravane garée près des logements sociaux : elle a juste été abîmée.

Pas de menaces avec le piquet de clôture en bois, ni avec le tuyau en fer.

Prescription pour la destruction ou la dégradation d'un bien mobilier : une des dames avait fait voler en éclats une des vitres de la caravane, mobile par définition et donc mobilière ; la prescription, pour destruction mobilière, est atteinte au bout d'un an.

Mais elles sont toutes les quatre reconnues coupables de rébellion et deux d'entre elles d'avoir détenu une arme, en l'occurrence le piquet et le tuyau avec lequel elles n'ont pas menacé les policiers.

Au bout du compte, deux écopent de 50 h de travail (ou 5 mois de prison en cas de non-exécution) et deux de trois mois de prison et 550 ? d'amende, une peine plus sévère en raison d'un casier judiciaire déjà défloré.

Père stone, mère éméchée

Ce week-end-là, l'une des femmes voulait récupérer son garçonnet, alors confié à la garde de son père. Elle avait appris qu'il était stone et craignait des violences sur l'enfant.

Et avec le week-end pascal, elle allait se faire du mauvais sang jusqu'au mardi.

Après en avoir conféré autour d'un verre, les quatre dames sont arrivées éméchées et la tension est montée.

Le père leur aurait balancé quelques objets du haut de sa fenêtre en les envoyant se faire cuire un oeuf. Les deux premiers policiers dépêchés sur place ont réussi à escamoter les « armes » mais un prompt renfort fut nécessaire pour embarquer les quatre femmes en furie.E. Lk.