Quatre femmes en furie pour récupérer le gamin

La maréchaussée a eu bien du mal, le samedi de Pâques 2009 à Tellin. Dans une cité sociale, quatre jeunes femmes faisaient le siège de l'appartement de l'ex de l'une d'entre elles. Elles avaient appris que le père était sous l'influence de stupéfiants et elles avaient peur qu'il ne devienne violent.

Avec le week-end prolongé, « on » les avait envoyées sur les roses, leur disant qu'aucune démarche n'était possible avant le mardi pour retirer le garçon de chez son père. Alors, les trois soeurs et une copine - ou une cousine ? - ont invectivé le père qui n'a rien trouvé de mieux que leur balancer, à les entendre tout au moins, des bouteilles, une barre de fer, etc. Tout en leur lançant que le petit ne reverrait jamais sa mère.

Le sang des quatre dames, alcoolisé, n'a fait qu'un tour. L'une d'entre elles s'est emparée d'un piquet de clôture. On s'en est pris à une caravane installée en bas des appartements, appartenant à une dame qui était apparemment du côté du père jugé indigne. Un carreau cassé, des coups ; des dégradations, quoi. Deux policiers sont arrivés, rapidement débordés par la furie des femmes. Le piquet est escamoté dans un coffre de voiture, deux autres képis arrivent en renfort. Un policier roule à terre en tentant de maîtriser une mégère. On sort le spray au poivre. Une jeune femme, très excitée, est menottée, poussée dans un véhicule : elle essaie alors de mordre le policier au bras ! Elle dit ne pas s'en souvenir, mais l'alcool...

L'addition : dégradations, menaces par gestes ou emblèmes, rébellion. Le parquet réclame 80 heures de travail contre une, trois mois avec sursis contre une autre, cinq mois de prison avec sursis et 4 500 ? d'amende contre les deux qui ont un casier. Les deux femmes qui sont venues se défendre espèrent une petite peine de travail. Décision le 9 juin. E. Lk.