Victoire Cravatte justifie pleinement son prénom

Après un an sans dossard, Victoire Cravatte a disputé trois courses et les a toutes gagnées. En trail, elle reste sur sept succès.

Benoît GUEUNING
 Victoire Cravatte n’en finit plus de collectionner… les victoires.
Victoire Cravatte n’en finit plus de collectionner… les victoires. ©/

Les parents de Victoire Cravatte ont visé dans le mille en prénommant leur championne de fille il y a un peu plus de 22 ans. La Libramontoise engrange les succès. En moins d’un mois, elle a levé les bras à trois reprises en autant de courses: au Meerdaalwoud Trail (12 km), sur la corrida hivernale de Libramont (10) et enfin à la corrida de Gedinne (10). "Ayant donné la priorité à mes études et mon job étudiant le week-end dans un hôtel, je n’avais pas mis de dossard en 2022, avant le Meerdaalwoud Trail, sourit la triple gagnante. Cette course avait lieu près de ma résidence universitaire, située à 6 km de Leuven, où je suis un master en langue et littérature françaises."

La piste plutôt qu’un verre

Avant cela, Victoire Cravatte restait déjà sur une collection de six bouquets en autant de trails, dont deux au Trail des Fées sur 12 km. "J’ai commencé à courir à 11 ans, au club de Bertrix, se souvient-elle. Je préférais le cross à la piste. J’ai gagné le challenge Namur-Luxembourg en cadettes. Mais j’étais plus souvent 2e et 3e, dans ma catégorie, avec des filles du niveau d’Ophélie Thiry, Juliette Thomas et Marine Moulin. Mon truc, c’est désormais le trail. Je fais des cross courts et des corridas, mais pour travailler ma vitesse. À un moment, j’espérais percer plus haut. Ma vie était très calculée à tous les niveaux. Je ne suis pas sorteuse. Même quand les copines me proposaient juste d’aller boire un verre, je filais sur la piste. Mais j’en ai discuté avec mes parents et j’ai changé d’optique. Déjà parce que je ne suis pas à l’abri d’une blessure. Et encore y serais-je parvenue que ce n’est pas simple de gagner sa vie en courant."

Il n’y a pas si longtemps, elle a aussi régalé en Irlande. "J’y étais en Erasmus, pendant six mois, à l’University College de Cork, précise celle qui avait au préalable fini un bachelier en langues et lettres germaniques à l’université de Namur. J’avais intégré l’équipe universitaire et un club. Mon entraîneur était Donald Walsh, ancien athlète olympique. J’ai surtout fait du cross là-bas, où le niveau était très relevé. J’ai terminé 8e espoirs aux championnats d’Irlande. La course a beaucoup contribué au succès de mon Erasmus. Comme elle m’apporte beaucoup dans la vie de tous les jours, sur le plan organisationnel entre autres."

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