Ousmane Sow (Durbuy) : « Je peux faire disparaître le club de Libramont »

Quelques heures après les incidents à Libramont – Durbuy, Ousmane Sow était toujours aussi remonté.

Loïc Menage
 Président, manager, entraîneur, délégué et bientôt prestidigitateur? «Je peux faire disparaître Libramont», dit-il.
Président, manager, entraîneur, délégué et bientôt prestidigitateur? «Je peux faire disparaître Libramont», dit-il. ©ÉdA Mathieu PEltgen

Les Durbuysiens ont pété les plombs dimanche à Libramont. Ils évoquent des insultes racistes de la part de Samuel Bodet, mais aussi de plusieurs autres personnes. "Depuis que je suis arrivé dans ce championnat, j’entends tout le temps des injures sur mon équipe, commence Ousmane Sow. Tant que cela vient du public et que cela reste correct, je m’en moque. Parfois, cela me fait même rire. Je sais que Paris, la ville d’où nous venons, n’est pas l’endroit préféré de France. Mais quand l’entraîneur adverse lâche à deux reprises qu’il espère que ‘‘les sales noirs vont dégager’’, je ne peux pas laisser passer. Au match aller, la rentrée avait déjà été chaude. Des propos racistes avaient été prononcés. Je n’ai rien dit, j’ai laissé passer, je pouvais comprendre leur frustration. Mais des gens de l’ACFF et des journalistes de la RTBF étaient là et ils ont également tout entendu. Le coach adverse assure qu’il n’a pas tenu de tels propos ? C’est sa parole contre la mienne. Mais j’ai 48 ans, pourquoi aurais-je inventé tout cela ? Pourquoi aurais-je pété un plomb alors que nous prenions un point après avoir été menés 3-0 et en étant à dix ?"

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