Le top 6 hors des esprits virtonais

Avant-dernier, après son 2/18, Virton reçoit Deinze qui le précède de deux points. Les données sont plutôt claires…

Daniel Jonette
 Il y a de fortes chances pour qu’on revoie Yannick Aguemon dès le coup d’envoi ce samedi.
Il y a de fortes chances pour qu’on revoie Yannick Aguemon dès le coup d’envoi ce samedi. ©BELGA

Au Standard, puis à Lommel, deux adversaires directs, l’Excelsior Virton a laissé passer deux belles occasions de se replacer au classement. Affichant de surcroît un manque de consistance et une fébrilité plutôt inquiétants après un début de campagne prometteur. Ce samedi, face à un SK Deinze désormais entraîné par Marc Grosjean (éphémère coach de l’Excelsior en 2018), l’équipe de Christian Bracconi ne peut se permettre un troisième faux pas consécutif (et une 5e défaite en 7 matches), qui le plongerait à coup sûr dans une crise profonde. Et que les supporters ne leur pardonneraient sans doute pas. "Je comprendrais évidemment le mécontentement des supporters si ça tournait mal, mais je sais aussi qu’ils s’enthousiasmeront si on répond à l’attente. Ils le méritent", entame l’entraîneur virtonais qui jouera sans doute gros lui aussi, même si des entretiens avec la direction en semaine l’ont rassuré sur sa position.

« On a peut-être visé trop haut »

"On sait tous qu’un entraîneur qui ne gagne pas est en sursis", enchaîne le Corse qui avoue avoir connu une semaine très chargée, entre les réunions évoquées plus avant, les séances d’entraînement et divers entretiens avec ses joueurs. "L’objectif, cette semaine, était surtout de chasser cette frustration de voir le top 6 s’éloigner (NDLR: et, par corollaire, les play-off pour la montée), révèle le T1 des Gaumais. Il fallait admettre que si on est là, ce n’est pas un hasard. Avant, on a peut-être visé trop haut. La priorité désormais, c’est de se placer le mieux possible parmi les équipes classées de 7 à 12 (NDLR: puisque chaque équipe entamera les play-off pour le maintien avec le nombre de points acquis en phase classique), d’être la meilleure des équipes de la 2e partie de tableau."

Sans que cela efface définitivement l’idée de finir dans le top 6 puisqu’une unité seulement sépare Bruges, 6e, de Lommel, son poursuivant immédiat.

Cohésion, sérénité

Mais il est clair qu’il sera inutile d’y (re)penser tant que l’Excelsior n’aura pas trouvé une véritable vitesse de croisière, qu’on pensait (à tort) atteinte après son succès à Genk, le seul jusqu’ici. "Le second point sur lequel on a travaillé, c’est la cohésion, poursuit Christian Bracconi. Non pas qu’elle s’effritait, mais il était utile de la renforcer, au prix de réunions avec le groupe, d’entretiens individuels aussi. On a mis l’accent, via la vidéo notamment, sur les buts qu’on a encaissés récemment et qui soulignent cette nécessité de serrer les rangs. La semaine a été rude, mais j’espère qu’elle se finira bien. Au risque de me répéter, j’ai confiance en voyant le travail effectué à l’entraînement, même si je sais que ça déplaît quand je dis ça et que les résultats ne suivent pas. On entre dans la deuxième partie de la saison et à partir de maintenant, chaque match sera plus important que le précédent. Mais le danger à éviter, c’est de se mettre trop de pression. Le plus dur, c’est de trouver cette sérénité dont on a besoin pour se livrer à fond et sans calcul."

Les calculs, il sera encore temps de les faire après la partie.

Avec le dragster pour booster le moteur de l’équipe

Christian Bracconi comptait certainement sur la rentrée d’Ilunga pour améliorer un rendement offensif trop restreint (3 buts sur les 4 derniers matches et plus mauvaise attaque de la série). Il devra se contenter de celle d’Aguemon et, à l’entendre, l’ancien joueur d’OHL, sur la touche depuis un mois et demi, a de bonnes chances d’entamer la partie. D’autant que les associations Anne – Mabella et Anne – Abdallah n’ont pas offert les effets escomptés. Un retour d’Aguemon signifie-t-il un retour à un schéma en 4-3-3 ? "C’est vrai qu’Yannick est avant tout un ailier et qu’il se sent mieux à ce poste, répond le coach virtonais, mais on a aussi travaillé une solution où il joue comme second attaquant. On a besoin de plus de percussion et d’expérience et il peut nous être utile dans ces deux domaines. Je le considère un peu comme notre dragster avec sa vitesse, sa capacité de jouer en profondeur. Il a aussi pour lui ses qualités de dribble et de centre. Et puis, c’est un leader dans le groupe. Par l’envie qu’il montre, sa rage de vaincre et son côté professionnel très pointu."

Spago out, Kagé pas reprise, Anne incertain, Ilunga doit patienter

Si Aguemon est opérationnel, Ilunga doit différer sa rentrée, une échographie ayant révélé un souci de calcification. Doué est toujours à l’infirmerie, Lloci est sur le point de reprendre et Spago, touché à la cheville contre Lommel, est out. Anne, qui s’est tordu la cheville vendredi passé, était aux soins et un point d’interrogation subsiste quant à sa participation. Nul doute cependant que le staff fera tout pour aligner son meilleur attaquant. Khemais, lui, rentre de suspension. Kilic, Allach, Anne et Kagé étaient malades en début de semaine, mais tous étaient présents dès mercredi. Le dernier nommé n’est toutefois pas repris, au même titre que Guillaume et Allach, tandis que Gouaida apparaît dans le groupe. Cette semaine, deux jeunes de l’équipe B, Enzo Militzer et Nathan Hermez, ont été intégrés aux séances du noyau A.

Noyau:Vincensini, Sadin ; Khemais, Droehnle, Cassaert, Vinck, Perri, Remy, Delorge ; Espinosa, Masangu, Paulet, Kilic, Gouaida ; Anne, Aguemon, Mabella, Akhalaia, Abdallah.