Le rappeur Naza veut «marquer l’histoire» avec Durbuy

Sur ses réseaux sociaux, le célèbre rappeur Naza (2,4 millions d’abonnés sur YouTube) annonce qu’il a « repris un club de football en Belgique, Durbuy ». Il lance un appel aux joueurs.

Mathieu Peltgen
 Après Francis Lalanne à Bleid, Naza à Durbuy.
Après Francis Lalanne à Bleid, Naza à Durbuy.

La RE Durbuy n’est pas morte et elle n’a pas fini de nous étonner. Ce lundi, le rappeur français Naza a annoncé en vidéo sur ses comptes Snapchat et Instagram qu’il avait "repris un club de football en Belgique, Durbuy" . Naza, Jean-Désiré Sosso Dzabatou de son vrai nom, est quelqu’un qui pèse dans le monde du rap: il facture 2,4 millions d’abonnés sur YouTube, 1,2 million sur Instagram. Son tube " MMM " , soit "mouiller le maillot et mailler", a été vu plus de 75 millions de fois sur YouTube.

Dans ses stories Instagram et Snapchat, l’interprète de " Joli bébé " (100 millions de vues sur YouTube) et " P*tain de m*rde " (40 millions) lance un appel aux joueurs "qui veulent écrire l’histoire avec tonton Naza" . Il annonce, aussi, qu’il y aura des détections à…Creil, commune située au nord de la région parisienne à 330 km de Durbuy. Si cela vous intéresse, première détection le 28 mai "du matin au soir" . "On va écrire l’histoire, ça veut dire qu’il faut être très fort, ne venez pas nous bluffer, on connaît le football" , prévient un Naza hilare.

Naza, un «ami» d’Ousmane Sow

Que vient faire Naza dans cette histoire? Nous avons posé la question à Ousmane Sow, le repreneur de Durbuy. "C’est un ami, un grand passionné de football, dit-il. On peut dire que c’est un partenaire désormais. Avec le nombre de gens qui le suivent sur les réseaux, avec sa renommée, il peut toucher bien plus de monde qu’un reportage sur la RTBF ou qu’un article dans la presse régionale.Son message n’est d’ailleurs pas passé inaperçu. Nous avons déjà reçu 130 CV au total. Ils arrivent de France, mais aussi de Belgique. Si on organise une journée de détection à Creil, c’est uniquement parce que nous n’avons pas encore trouvé de terrain en Belgique."

Le projet de collaboration avec Houffalize est, en effet, toujours en stand-by. "Les dirigeants de ce club ont reçu beaucoup d’injures depuis qu’on a annoncé que Durbuy allait peut-être déménager là-bas, s’attriste Ousmane Sow. Moi, je ne veux pas que les dirigeants de Houffalize, qui sont très sympathiques, se fassent insulter à cause de nous. Je ne veux pas les mettre en difficulté et je leur ai dit que si notre venue les gênait, j’allais chercher une autre solution. J’ai d’ailleurs contacté le président de l’ACFF, M.Delferière, pour voir si nous ne pouvions pas obtenir une dérogation (NDLR, afin de pouvoir déménager à plus de 30 km de Barvaux à vol d’oiseau, condition imposée par la fédération)."

Lorsqu’on lui dit que le club a pris les allures d’un cirque depuis deux ans, aux yeux des suiveurs du football provincial, Ousmane Sow implore qu’on lui laisse une chance. "Je ne suis pas responsable de ce qui s’est passé depuis deux ans. Je ne connaissais pas M.Demiral. Cela n’a pas fonctionné, mais moi, j’arrive avec un nouveau projet. Quand vous allez dans un restaurant et que vous ne mangez pas bien, il est normal que vous n’y retourniez pas. Mais si l’établissement change de propriétaire, pourquoi ne pas lui donner une nouvelle chance? Moi, je fais table rase de ce qui s’est passé. Je viens avec de nouvelles idées, un nouvel entraîneur, de nouveaux joueurs. Et je ne prends rien à personne. Au contraire, je ne demande qu’à partager. Mon approche est avant tout sociale et éducative. Thierry Vincent (NDLR, ancien président de Hamoir) , un gars du coin, devrait reprendre la présidence, cela nous donne une certaine crédibilité, non?"