PHOTOS | Bertrix se rassure quelque peu

Le spectateur ne sera pas rentré déçu de sa soirée glaciale. Les deux équipes ont véritablement joué pour gagner sans trop calculer. Encore qu’on regrettera seulement qu’il ait fallu l’égalisation visiteuse pour que Bertrix s’arrache enfin pour tenter de reprendre l’avance au score.

Robert PONSAR

Sans doute les Baudets s’étaient-ils un peu trop vite reposés sur des lauriers acquis rapidement sur leur toute première tentative.

À la pause, disons le tout net, l’avance était assez flattée. Car ce sont les banlieusards hutois qui étaient le plus souvent les détenteurs du cuir avec un jeu plus léché et plus construit que celui de Bertrix. Mais la précision et l’efficacité faisaient défaut dans leur dernier geste. La clairvoyance et l’implication de la défense locale ayant aussi sa part de responsabilité dans l’étanchéité bertrigeoise.

Bertrix abusait de longs ballons qui surmontaient son milieu et aboutissaient majoritairement dans les pieds visiteurs. «J'avais demandé de jouer assez long car le terrain se dégradait en son milieu et mes petits formats étaient un peu surmontés», se justifiera Didier Gourmet, l'entraîneur.

Assurément ce n’était pas la meilleure tactique qui négligeait un tant soit peu les capacités techniques des Baudets. Les enchaînements n’étant vraiment pas légion.

Verlaine, lui, exploitait son potentiel technique et allait justement trouver la récompense de son opiniâtreté.

Cette égalisation aussi logique que subodorée avait le don de fustiger des Baudets semblant vexés de la tournure du débat. Des actions de Vandermaelen et Akan auraient pu leur offrir la victoire, mais Verlaine rétablissait la balance des occasions dans le final.

Tout le monde est content

Paradoxalement, le point du partage satisfaisait les deux coachs. «Le spectateur neutre n'aura pas à se plaindre, tente Gourmet. J'ai privilégié le jeu par les ailes, mais Verlaine est une belle équipe. Le point de ce soir est logique et je sens que la condition se bonifie doucement. Quand tout le monde sera fit and well, on pourra hausser le niveau de nos objectifs. On est sur la bonne voie.»

Confiné dans le ventre mou, Bertrix ne veut pourtant pas, à l’image des caïds comme Denoncin ou Vandermaelen, terminer la saison en roue libre. On sent une solidarité encore ragaillardie dans ce noyau restreint par des désertions et déçu par des propos pour le moins désobligeants.

Une confirmation dimanche à Mormont de la victoire du match aller serait la meilleure manière de rebondir encore plus vigoureusement.