Bellefontaine, un rien trop court ?

La saison dernière, Bellefontaine échouait à deux points du podium, derrière Rachecourt. Sera-ce le même scénario cette fois-ci?

Tony Schener
Bellefontaine, un rien trop court ?
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Actuellement cinquièmes au classement, les Bellifontains sont en chasse patate derrière le troisième siège donnant accès au tour final. Un point les sépare de Les Bulles (4e ), qui a cependant une rencontre de retard à disputer contre Marbehan, tandis que les Arlonais du FCJLA (B) (3e ) possèdent un viatique de deux unités d'avance sur les Gaumais, qu'ils devront encore affronter. «En tout cas, c'est sûr, nous y croyons toujours, prévient Christian Godenir, le cornac de la Rue de Virton. Même s'il est évident que nous devrons spéculer sur une victoire indispensable en terre arlonaise, et des éventuels faux pas de Les Bulles.» Au diable les sempiternels regrets inutiles à l'heure des comptes! Mais, rappelons tout de même que Bellefontaine a galvaudé de nombreux points stupides. «Nonobstant le fait que nous possédons la deuxième meilleure défense de la série, c'est surtout ce secteur qui nous a fait défaut au premier tour, analyse C. Godenir. Au second tour, ce sont plutôt nos avants qui auront parfois oublié de tuer nos adversaires. Contre Mellier, par exemple, le partage me reste encore en travers de la gorge, tant nous avons pêché en zone de conclusion. Maintenant, le constat est sans équivoque: six scores de parité, c'est évidemment de trop.» Ces dernières années, Bellefontaine a souvent été cité, à juste titre d'ailleurs, comme un outsider redoutable. Avant le début de ce championnat, trois coaches de la série plaçaient les Rouge et Bleu dans le tiercé final. Précisons enfin que Tontelange, le leader incontesté, a subi sa seule défaite en terre gaumaise. Tout ceci pour se voir échouer une deuxième fois consécutivement aux pieds du podium? «Peut-être, et c'est navrant, regrette le mentor. Jusqu'à la fin en tout cas, il ne faut plus se poser la moindre question, en tentant de gagner nos quatre dernières rencontres.»