La reconstruction est déjà évoquée à la prison de Saint-Hubert

Au lendemain de l’incendie qui a ravagé la menuiserie, le secrétaire d’État, Mathieu Michel, en charge de la Régie des Bâtiments s’est rendu sur place.

Sébastien Étienne
 Les différentes autorités ont fait le point dès lundi matin après l’incendie survenu dimanche. La menuiserie sinistrée devrait être déblayée avant d’envisager sa reconstruction.
Les différentes autorités ont fait le point dès lundi matin après l’incendie survenu dimanche. La menuiserie sinistrée devrait être déblayée avant d’envisager sa reconstruction. ©- eda

Alors que les pompiers étaient toujours sur place pour maîtriser complètement l’incendie de l’atelier menuiserie de la prison de Saint-Hubert s’étant déclaré dimanche après-midi, le secrétaire d’État en chargé de la Régie des Bâtiments, Mathieu Michel, s’est rendu sur place dès lundi début de journée pour constater les dégâts. La prison étant une propriété du fédéral via la Régie.

Il ne reste absolument plus rien de l’atelier dans lequel 16 détenus sont habituellement occupés. Mais quelques heures après l’incendie suspect, les autorités pensaient déjà à l’après. Le secrétaire d’État a visité le site sinistré en compagnie de la direction de l’établissement pénitentiaire et du bourgmestre de Saint-Hubert, Pierre Henneaux.

"La première mesure que nous allons mettre en œuvre, en concertation, avec le bourgmestre est de prendre un arrêté de démolition , confirmait dès lundi matin Mathieu Michel. Il est important de pouvoir envisager la reconstruction car cet atelier joue un rôle essentiel au sein de l’établissement."

Le dossier devrait être pris en priorité par la Régie

Selon la répartition des compétences, la Régie des Bâtiments devrait prendre en charge la reconstruction de l’atelier tandis que l’administration pénitentiaire devra remplacer notamment les machines. Des démarches sont d’ores et déjà lancées par ces deux entités.

"Mon rôle consiste notamment à regarder à quoi la Régie des Bâtiments doit allouer des moyens, poursuit le secrétaire d’État. Le montant du préjudice n’est pas encore établi mais il y a urgence ici. Des choix budgétaires doivent parfois être faits mais ce projet de reconstruction doit être prioritaire, selon moi, peut-être par rapport à un autre."

Mais en attendant, c’est la désolation au sein de la prison.

"Nous venons de perdre notre bébé et 14 ans de ma vie professionnelle se sont envolés, confie Laurent Lambin, adjoint au chef d’atelier menuiserie de la prison de Saint-Hubert. C’est un choc aussi pour les détenus qui voient le fruit de leur travail complètement détruit."

Maigre consolation, l’atelier menuiserie est notamment en charge de fabrication de mobilier pour la nouvelle prison de Haren. Une partie du stock est sauvée.

L’incendie pourrait être volontaire

Pour le reste, une partie du fonctionnement de l’établissement pénitentiaire est impactée.

"Heureusement personne n’a été blessé mais nous allons devoir penser à des solutions pour les détenus travaillant en menuiserie , confie la directrice de la prison, Véronique Van der Avoort. Notre atelier de menuiserie étant détruit, nous allons voir si d’autres établissements peuvent accueillir des détenus dans leur propre atelier. ou les occuper à autre chose à Saint-Hubert. En fonction du profil du détenu, du travail en extérieur pourrait aussi être envisagé."

Concernant les causes de l’incendie, une intrusion dans l’atelier dimanche, alors qu’il n’y a pas a d’activités le week-end, a peut-être eu lieu. L’origine du sinistre pourrait dès lors être volontaire. Le parquet du Luxembourg a indiqué ce lundi qu’une enquête avait été ouverte.