Vite, une option couture !

Dix transformations au total, dont une reconstruction complète en 2003 ont marqué ces cinquante ans. Avant d'autres projets ?

Par un jour funeste de mars 2002, tout le magasin, toutes les collections s'envolaient en fumée. Beaucoup crurent alors que la famille Goosse allait s'installer ailleurs.

« Ce fut un moment extrêmement douloureux pour tous, rappelle Jean-Paul, le fils aîné, mais à aucun moment ne nous est venue l'idée de quitter Rendeux. Parce que depuis le début, le développement de notre commerce s'est confondu avec celui du village. » L'activité allait dès lors reprendre presque aussi vite, dans un bâtiment en préfabriqué aménagé dare-dare sur le parking. Juste le temps de construire les infrastructures actuelles : « Avec le recul, on se dit que ce fut peut-être positif, parce qu'on a été forcé de rebondir, assure Pierre, le cadet. La surface de vente a été accrue de 500 m2 pour être portée à 2000 m2 ; nous avons aussi aménagé une petite cafétéria, qui rencontre un vif succès auprès des hommes ; Et puis, nous avons presque doublé notre personnel, passant de 17 ou 18 à plus de trente. » Ce personnel constitue, par ailleurs, la fierté du fondateur. « D'abord que ce ne sont pas des filles de passage, dit Paul Goosse. Plusieurs approchent les quarante ans de présence chez nous ; plus de la moitié y est employée depuis plus de vingt ans. Ce ne sont pas des vendeuses à proprement parler, mais des conseillères. » Parmi elles, quatre retoucheuses couturières, un élément clef depuis le début dans le succès de l'entreprise.

D'ailleurs, sur ce point précis, les patrons ne cachent pas leurs craintes quant à l'avenir : « Vous pouvez faire le tour de toutes les écoles de la région : il n'y a plus aucune option couture, peste Paul Goosse. Jusqu'à présent, on a pu compter sur des employées qui avaient une bonne base, mais qu'adviendra-t-il plus tard ? » Si l'ensemble du personnel reste régional, la clientèle, pour sa part, a clairement évolué au fil des ans. « Vous avez d'une part les gens de la région, mais vous pouvez compter autant de monde, qui vient de Flandres, voire des Pays-Bas. Le reste vient essentiellement de la zone Sambre et Meuse. Ce n'est pas mentir que d'affirmer qu'un client sur deux parcourt plus de 50 km pour nous rendre visite », précise Jean-Paul Goosse.

Pour l'heure, la famille se concentre essentiellement sur les festivités du 50e, avec des actions menées fin de ce mois, mais des projets trottent encore dans les têtes : « Rien de vraiment concret toutefois, assure l'aîné des fils.

Toutefois, on pourrait aménager d'autres commerces en face, un magasin de chaussures par exemple. Mais nous ne les exploiterions forcément pas nous-mêmes. » F. C.

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