À La Mahette, on veut lotir

Il n'y a eu que trois réclamations contre le projet de voiries dans le futur lotissement communal de La Mahette (Rendeux).

Jean-Michel Bodelet
À La Mahette, on veut lotir
11228802 ©© EdA

Le lotissement communal à La Mahette (Rendeux) devient de plus en plus une réalité. En janvier dernier, une demande de permis d'urbanisme relative à la création d'une nouvelle voirie en ces lieux a été introduite. Comme le veut la législation, une enquête publique a été organisée. Au terme de cette dernière, trois réclamations ont été introduites par des riverains.

La première est en fait une demande de renseignements au sujet de l'aménagement d'un talus à l'arrière de la propriété des réclamants et, par ailleurs, la possibilité de raccordement de leur habitation au futur réseau d'égouttage.

La seconde réclamation est, elle aussi, une demande de renseignements.

Elle concerne notamment l'abornement. La dernière réclamation conteste purement et simplement le projet de lotissement. « L'argument invoqué ? Les maisons à construire à l'arrière de l'habitation de la réclamante priveront la vue vers la vallée dont elle bénéficie actuellement », note le bourgmestre Benoît Tricot. En outre, la plaignante souhaite que les maisons à construire à l'arrière de sa propriété ne présentent pas d'étage. Enfin, elle propose d'acquérir deux lots à l'arrière de sa propriété pour autant qu'il ne soit pas obligatoire d'y construire.

Pas l'objet !

À cette dernière réclamation, le bourgmestre rendeusien rétorque qu'elle ne concerne pas l'objet de l'enquête publique : « L'enquête publique concerne ici la création d'une nouvelle voirie. Cette réclamation, elle, concerne la demande de permis de lotir. Cette demande fera l'objet d'une autre enquête publique », dit-il. Sur le fonds, le mayeur souligne plusieurs points. Premièrement, le projet de permis de lotir est situé en zone d'habitat à caractère rural.

« La vue dont dispose actuellement la plaignante ne peut être un argument pour interdire à la commune de réaliser son projet, explique le premier rendeusien.

Il poursuit : « Les maisons à construire présenteront une typologie locale notamment en matière de gabarit. Il n'est pas envisageable de prévoir pour deux lots la possibilité de construire des maisons de plain-pied dans le seul but de garantir à la plaignante une vue vers la vallée. » L'achat de lots sans y construire ? Benoît Tricot y est farouchement opposé : « La vente de lots sans l'obligation d'y construire n'est pas envisageable. Cela irait à l'encontre de la politique communale en manière de logement », conclut-il.

Moralité : une nouvelle voirie communale sera bien construite à la Mahette, alors que le projet de lotir suit son parcours administratif.

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