Bagarre au New à Neufchâteau: mordus par un chien policier

Des clients alcoolisés sèment le trouble à la terrasse d’un café de Neufchâteau. La police intervient. Deux hommes seront mordus par un chien policier.

Lydie Picard
Bagarre au New à Neufchâteau: mordus par un chien policier
©EdA

Les faits remontent à mai 2022. Ce soir-là, les policiers sont intervenus en nombre à la terrasse d’un café chestrolais, le New. La serveuse a fait appel aux forces de l’ordre, dépassée par une table de clients alcoolisés.

Huit agents ont débarqué dans le centre-ville, dont un maître-chien et son berger malinois. Ils invitent la tablée à quitter les lieux. L’un des clients veut d’abord prendre le temps de terminer son verre. Verre qu’il finira par jeter par terre. Une altercation s’ensuit.

Le chien policier entre en action et neutralise le perturbateur, qui finit menotté au sol. Le beau-frère, qui avait quitté la terrasse, rapplique illico pour défendre la famille. Lui aussi sera mordu par le chien.

« Le plus mauvais souvenir de ma vie »

Les deux hommes ont dû répondre de leurs gestes devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau ce mardi matin. "Je vais être honnête, je ne me rappelle pas, avoue le lanceur de verre, mais je ne me reconnais pas là-dedans. Je ne bois jamais, je ne suis pas un homme de café. Je prends un traitement médicamenteux de fond tous les jours, si je bois un peu d’alcool, le mélange des deux n’est pas bon. J’ai été puni. J’ai passé une nuit au cachot, ça m’a meurtri, c’est le plus mauvais souvenir de ma vie."

Son beau-frère tient le même genre de discours. À l’en croire, lui non plus ne boit jamais. "Avec les deux ou trois bières qu’on a bues ce soir-là, on était saoul."

Les deux prévenus doivent notamment répondre de rébellion contre les policiers. Dimitri Gourdange, procureur de division, a requis cinq mois de prison contre le premier, qui a lancé les échauffourées. Et trois mois contre le second.

Me Paul-Emmanuel Ghislain, l’avocat des deux hommes, estime que le beau-frère n’a commis aucune rébellion. Il sollicite son acquittement. Pour son client chestrolais, inconnu de la justice si ce n’est pour des infractions de roulage, il plaide une suspension du prononcé.

Un troisième larron ne s’est pas présenté devant le tribunal. Assis à la même tablée, il avait lancé une chaise en direction des forces de l’ordre. Le procureur de division a requis trois mois de prison à son encontre.

Le jugement sera rendu le 20 décembre.