Edmond Leroy, de Nassogne

Edmond Leroy achevait ses études en mécanique à Seraing quand la guerre a éclaté : «Ce 10 mai vers 6 heures, par les fenêtres du dortoir, on a vu passer un tas d'avions. Normalement, à cette heure-là, on aurait dû nous appeler pour l'étude. Rien. Pas de messe non plus. Il se passait quelque chose d'anormal. On nous a enfin appelés pour déjeuner. Le préfet se tenait debout. Après nous avoir annoncé que la Belgique venait d'entrer en guerre, il a expliqué que les étudiants qui souhaitaient rester seraient évacués. Les autres pouvaient rentrer chez eux. Un surveillant m'a dit que c'était impossible de gagner Nassogne parce que la gare de Jemelle avait été bombardée le matin même et qu'aucun train ne passait. J'ai réussi à rentrer chez moi. Pas pour longtemps. J'ai reçu l'ordre de rejoindre immédiatement le centre de réserve de l'armée belge à Bray.»

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