Dossier fourre-tout : quatre et quatre font huit

Quatre acquittés, quatre condamnés dans ce dossier dont les prévenus ne se connaissent pas.

Ça a dû être un dossier concocté un lundi matin par le parquet. Son représentant avait d'ailleurs reconnu que l'erreur est humaine, et la présidente Francine Bleret avait déploré le grand nombre de fardes avec peu de chose dedans.

Huit jeunes se sont retrouvés sur le banc des accusés, deux groupes de quatre qui ne se connaissaient ni d'Ève ni d'Adam.

Les quatre acquittés, un Marchois et trois Bruxellois en visite chez lui, rentraient du Métropolis vers Hollogne. Un riverain de la boîte de nuit a vu sa façade caillassée aux petites heures. Il appelle la police dont la patrouille croise le groupe en venant de Marche vers Harsin. Mais «capable n'est pas coupable», comme aiment à plaider les avocats. Leur seule présence a suffi pour les accuser et les renvoyer en correctionnelle. Elle n'a pas été suffisante pour asseoir leur condamnation.

Les quatre autres écopent de peines de travail. 100 h ou six mois de prison pour le gars qui est acquitté pour un petit recel et pour avoir recouru à la violence pour se faire remettre 10 ¤ par un jeune, dont il avait emprunté le GSM, s'il voulait le récupérer. Il réfléchira aux petits vols commis et à la destruction d'un rétro de voiture.

Les trois autres travailleront gratuitement durant 60 h (sinon ce sera trois mois de prison). Pétés à l'alcool et la fumette, ils s'en étaient pris aux voitures stationnées dans un quartier résidentiel, visitant les voitures ouvertes.

Pas de nouvelles du voleur mentionné dans le dossier, en aveux et tout, mais qui n'a pas été poursuivi. E. Lk.

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