«À 30 cm du bol de sangria»

Deux succès en cinq jours et voilà Bercheux aux portes du septième ciel. Et si Nassogne donnait un coup de pouce au leader, ce soir ?

Mathieu Peltgen
«À 30 cm du bol de sangria»
13734474 ©© EdA

Si les Canaris d'Ochamps s'imaginaient avoir envoyé Bercheux dans les cordes le week-end dernier, après avoir triomphé contre leur rival, ils se sont mis un doigt dans l'oeil. Parce qu'une semaine et deux succès plus tard, les hommes de Thierry Nicolay ont clairement repris la main. Seuls Neuvillers, la lanterne rouge, qui sera privée de son maître à jouer Rausch, suspendu, et Paliseul peuvent encore entraver la route d'un leader qui a remporté treize de ses quatorze derniers matches.

«Nous sommes à deux mètres du bol de sangria, sourit Thierry Nicolay, en référence à un sketch de Jean-Marie Bigard. À 30 cm, même. Ce serait malheureux de caler là. Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour crier victoire avant l'heure. Je respecte totalement nos deux derniers adversaires, qui semblent bien décidés à sauver leur peau.» Pour l'heure, Bercheux compte trois points d'avance et un match de plus qu'Ochamps. Il pourrait toutefois être sacré chez lui, dès dimanche prochain, à deux conditions. Un, qu'Ochamps s'incline ce mercredi soir dans son match de retard contre Nassogne. Deux, qu'il l'emporte samedi soir contre Neuvillers. «On sera attentif au résultat de ce soir, en effet, confie Thierry Nicolay. Les échos laissent entendre que les Nassognards sont chauds. Les connaissant, je sais qu'ils n'iront pas là-bas pour y disputer un match amical. Donc même si on ne compte que sur nous-mêmes, tous les espoirs sont permis.» Alain Philippe, le cornac de Nassogne, apporte de l'eau au moulin bercheutois. «Certains garçons, dans mon équipe, n'ont pas encore digéré la remise de ce match à Ochamps, dit-il. On s'échauffait depuis une demi-heure lorsque l'arbitre, bien conditionné par certaines personnes, a décidé d'ajourner la rencontre

Cet avertissement ne tombera certainement pas dans l'oreille d'un sourd. Quoique les Ochantois n'auront sans doute pas attendu cette mise en garde pour s'armer de la plus grande méfiance. Ces Nassognards-là s'apparentent davantage à un bataillon de GI qu'à une troupe d'arquebusiers. Preuve en est, Sandy Marchal et sa bande ont remporté huit de leurs neuf derniers matches, ne s'inclinant que sur le fil face à Bercheux, justement. «Si bien qu'on occuperait actuellement la troisième place avec cinq unités d'avance sur Compogne, si on ne nous avait soustrait quinze unités sur tapis vert », remarque Alain Philippe. Une précision qui ne fera qu'accentuer la prudence des Canaris.