Tous sur les planches pour raconter leur village

Au centre culturel de Nassogne, Claire Hubert est au centre d'une fresque théâtrale dont les acteurs seront les villageois.

Grune le 21 mai, Ambly le 28, Masbourg le 25 juin. Trois soirées qui consacreront deux années de travail, pour «Allons promener les chèvres».

Le projet de fresque théâtrale a obtenu l'enveloppe maximale, 5 000 ¤. Il faut dire qu'il est à la fois ambitieux et modeste. Modeste parce que la démarche est profondément humaine, une question d'amitiés tissées entre les générations, à force d'aller frapper aux portes, de multiplier les rencontres. Ambitieuse, parce que la mobilisation s'annonce large, parce qu'ils sont nombreux à s'être approprié l'affaire.

«C'est un projet sur deux ans, pour lequel j'ai été engagée, pose Claire Hubert, au centre culturel de Nassogne, à l'étage de la maison de village de Masbourg. Pendant un an, je suis allée à la rencontre des aînés dans tous les villages. J'allais frapper à leur porte, ils appréciaient beaucoup, car il y a beaucoup de solitude, il n'y avait plus de club de 3 x 20. J'ai relancé l'idée d'un goûter par village : les joyeuses causettes. On parle du passé, on prend du bon temps et j'ai fait connaître le projet.» En porte-à-porte, l'animatrice a rencontré 60 personnes, les joyeuses causettes ont attiré 150 personnes. «Et puis j'ai lu beaucoup de bouquins, des revues du cercle d'histoire.» Parallèlement, les écoles et leurs enfants, les groupes musicaux, les associations ont été mobilisés, pour avoir des acteurs de tous âges, pour fédérer les compétences.

La fresque couvrira la première moitié du XXe siècle, avec quatre saynètes communes et trois produites par le village où elles se jouent. Le tout sera filmé pour en garder la mémoire à long terme. C'est d'ailleurs un des aspects coûteux du projet pris en charge par la Région.

D'ici mai, il y a du boulot : «Tout le monde peut être passeur de mémoire, assure Claire Hubert, le bouche-à-oreille fonctionne très bien, les gens viennent de plus en plus vers le projet, qui fédère. Et bienvenue aux nouveaux arrivants qui, comme moi, apprendront beaucoup en peu de temps!» Il manque encore des comédiens, des figurants, des couturiers, bricoleurs. Qu'on se le dise! E. Lk.

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