Il a réalisé un film «pamphlet»

Comme beaucoup de membres de «Respect Lesse», vous avez exprimé votre opposition au projet d'Olivier Pitance. Quels sont vos griefs?Je suis un naturaliste de terrain, j'habite Nassogne. Je connais toute la Haute Lesse, elle reste extraordinaire sur le plan de la biodiversité. Je fréquente aussi les rives de la Semois et de l'Ourthe. Là aussi, la richesse naturelle reste présente, malgré les kayaks. Tout est une question de nombre. Nous ne sommes pas contre les kayaks, mais selon une gestion en bon père de famille. Ce n'est pas le cas en Basse-Lesse. Cette section de la rivière se trouve dans un état déplorable.Le tourisme est tout de même important...Il faut du tourisme, bien sûr, mais du tourisme de qualité, et pas des milliers de clients qui laissent des déchets et chient partout, excusez-moi pour l'expression. Vous croyez que certains touristes, quand ils voient dans quel état se trouve la Lesse, ont envie de la parcourir? Même des gens qui vivent du tourisme se plaignent, ça montre qu'il existe un vrai problème!Vous avez été jusqu'à tourner un document pour conforter vos accusations, qu'y voit-on?J'ai filmé la Lesse durant trois saisons, afin d'illustrer l'impact des kayaks. J'en ai tiré un petit film pamphlet, qui a été montré au DNF, aux autorités communales etc., afin que chacun se rende compte de la réalité. Je le répète, je ne suis pas contre les kayaks, «Respect Lesse» n'est pas davantage contre les kayaks, mais pas autant. Ce sont des riverains qui le disent, mais aussi des scientifiques, des sportifs, des amoureux de la nature etc. La Lesse est une rivière sacrifiée, pour le profit de quelques loueurs.

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