CinéMarche souffle ses dix bougies

L'ASBL CinéMarche souffle ses dix bougies. L'occasion de présenter une programmation de circonstance et une saison riche et variée.

J.B.
CinéMarche souffle ses dix bougies
CinéMarche ©Eda

Géraldine Cambron, vous êtes la programmatrice de CinéMarche depuis les débuts. Racontez-nous un peu la genèse de ce projet ?Le 9 décembre 1998 a été signée une convention entre la Ville de Marche, Écrans de Wallonie et Idélux Finances. Cette convention avait pour objet la création de trois salles de cinéma, place d'Étang. L'échevin de la culture de l'époque, M. Hanin, avait proposé que la programmation d'au moins une des salles soit effectuée en concertation en la société Écrans et la Ville de Marche. L'objectif était évidemment d'y faire la part belle au cinéma d'auteur. Quand les salles ont été construites, l'échevin de la culture a mis en place l'ASBL CinéMarche.

Concrètement, que proposez-vous depuis dix ans ?On essaie de diffuser au mieux le cinéma d'auteur. Pas toujours facile à une époque où les salles ne jurent souvent que par les « blockbusters » américains ou les films d'animation. Nous avons donc mis en place les Mardis de l'Écran, une fois par mois. Nous sélectionnons le coup de coeur de la semaine dans la programmation du cinéma.

Progressivement sont aussi apparus le Cinérécré (aujourd'hui CinéAnimé), à l'initiative de la Ligue des familles de Nassogne, mais aussi « Écran large sur tableau noir » qui regroupe toute la programmation scolaire de la 1re maternelle à la rhéto.

Aujourd'hui, nous travaillons aussi de plus en plus avec des associations locales qui nous font des demandes particulières sur des thèmes bien précis.

Beaucoup pensent encore que la programmation affectée au cinéma d'auteur pourrait être encore plus importante. Que leur répondez-vous ?Il y a plusieurs problèmes qui se posent. Il y a les salles qui doivent assurer leur rentabilité. Les distributeurs, qui sont de plus en plus exigeants, les problèmes de copies. Il existe peu de copies en cinéma d'auteur, d'où des difficultés à se les procurer dans les petites villes. CinéMarche doit jongler avec tous ces facteurs.

Quels ont été les grands moments, au cours de ces dix ans ?Il y a évidemment eu l'aventure du « Boulet ensorcelé » où durant deux ans, une bande de jeunes a réalisé elle-même son propre court-métrage. Il y a eu aussi énormément de rencontres intéressantes dans le cadre des Mardis de l'Écran. Nous avons ainsi reçu entre autres Bouli Lanners, Olivier Gourmet, Frédéric Fonteyne, Philippe Blasband, Benjamin Ramon, etc.

On peut supposer que vous devez avoir des cinéphiles habitués ?Effectivement, on compte un noyau dur d'une quarantaine de personnes qui viennent à peu près à chacun de nos rendez-vous. Dans le cadre du dixième anniversaire, nous leur avons d'ailleurs laissé la possibilité de nous remettre un choix de cinq films, qui nous a permis d'en retenir dix qui seront proposés au fil de la saison.

Combien de films visionnez-vous en moyenne pour assurer la programmation ? En général, quatre par semaine, toutes les deux avec Céline Lespagnard. Puis, nous en discutons. Après, vient l'aspect technique. Il faut voir si des copies sont disponibles.

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