Ils avaient attaqué la sécurité

Sept individus ont mené une véritable opération commando au sein du Métropolis. Ils écopent chacun d'une peine de deux ans de prison.

C'est presque une armée prqui a débarqué en file indienne au sein de la discothèque le Métropolis, à Harsin (Nassogne), le 4 août 2007 vers 3 h. Si ce n'est peut-être en ce qui concerne le matériel utilisé : une batte de base-ball, un manche de pelle ou une barre de fer, pour mener une expédition commando à l'encontre des membres du service de sécurité.

« Pendant deux minutes et quarante-sept secondes, on a frappé sur tout et partout, avait déclaré la partie civile. À un coup près, on aurait pu aller devant les assises ».

Quatre membres du personnel se sont constituées parties civiles. « Une des victimes a subi une opération très grave », avait-on précisé dans les rangs des parties civiles.

Le substitut Jean-Noël Kraewinkels avait requis une peine de quarante mois de prison à l'encontre de chacun des prévenus, tous d'origine albanaise et domiciliés dans la région de Namur. Il ne s'était pas opposé à un sursis partiel, à certaines conditions.

Cinq des prévenus ont déjà fait de la détention préventive. Le tribunal de Marche-en-Famenne les condamne à une peine de deux ans de prison assortie d'un sursis complet, pour ce qui excède la détention préventive.

Quant aux deux derniers membres du commando, ils écopent d'une peine de deux ans de prison ferme.

Identifiés grâce à la vidéo

Tous sept devront aussi payer solidairement 1 500 ? à titre provisionnel à chacune des quatre victimes, ainsi que l'avaient réclamé celles-ci.

Pour en revenir aux faits, les prévenus avaient pris la fuite après leur déchaînement de violence. Mais la plupart ont avoué les faits lorsque les images vidéo leur ont été mises sous le nez.

« Un ami s'est fait sortir, avait expliqué un prévenu. Il est plutôt beau garçon. Des filles lui couraient après, et d'autres clients étaient jaloux. On leur a expliqué que notre ami ne parlait pas français. Il n'y a pas eu de problème. Mais j'ai quand même été mis dehors en compagnie de Murat. » C'est donc sans violence qu'ils avaient été mis dehors. Leur réaction a été toute autre. Qui plus est, ils ont appelé des personnes à la rescousse, qui n'avaient absolument rien à voir avec cette histoire. La préméditation et la prévention d'association de malfaiteurs ont également été retenues. « On s'échange des messages, on vient en groupe, on sait qui va venir et le rôle de chacun, on distribue les armes », avait développé le substitut Kraewinkels.

La partie civile avait ajouté que cela n'était pas sept, mais bien huit personnes qui auraient dû être poursuivies. « Le huitième est protégé, on n'a jamais voulu donner son nom », avait-elle déploré.B. G.

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