Réparer les routes ou les voitures ?

Rénover une route a un coût. Mais réparer sa voiture abîmée par une chaussée dégradée n'est pas donné. Visite d'un garage à Beho.

Il est de notoriété publique que les chantiers routiers sont très onéreux. Mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle pour le contribuable qui n'arpente pas que des routes en bon état ? Car une chaussée dégradée, comme il en existe dans la commune de Gouvy mais aussi presque partout ailleurs en Wallonie, cause des dommages aux véhicules qui la parcourent. Pour mieux s'en rendre compte, la visite d'un garage s'imposait.

Dominique Lemasson est propriétaire d'un garage et service de dépannage à Beho : « Depuis quelques années et surtout après cet hiver, les dégâts dûs aux routes dégradées m'amènent 30 % de clients supplémentaires. Ils viennent souvent pour une jante voilée. Mais aussi pour un amortisseur, un ressort, les silent-blocs, rotules, biellettes, barres stabilisatrices. En bref, tout ce qui a un rapport avec les suspensions. Un nid-de-poule trop profond peut également fausser la géométrie de la voiture », poursuit Dominique Lemasson, qui comme la plupart des garagistes, devrait se frotter les mains de voir des routes en mauvais état.

« Mais nous n'aimons pas, car le client est très déçu, coupe-t-il. Une jante voilée engendre le plus souvent un pneu déchiré : la réparation coûte au moins une centaine d'euros. Donc les clients se demandent pourquoi ils paient des taxes. » Et même si le véhicule est encore relativement neuf et sous garantie, pas question pour le concessionnaire de prendre les réparations à sa charge. Car il vous répondra, assez logiquement, que ces dégâts sont dûs à l'usure. La solution ? « J'ai des clients qui portent plaintes via leurs assurances. Et l'un d'entre eux, à qui on avait dû refaire toute la géométrie, a eu gain de cause et s'est fait rembourser les travaux. » P. K.

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