Du tout bon groove à la Madelonne

La 31 e édition du Jazz & Blues Festival a rassemblé les amateurs de musique des quatre coins de l'Europe pour un week-end hors du commun.

Marie-France BOCK
Du tout bon groove à la Madelonne
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Nul besoin de présenter à nouveau la ferme de la Madelonne. Grâce à son propriétaire Claudy Lentz, elle a fait la renommée de Gouvy à travers le monde grâce à son Jazz & Blues Festival. Rendez-vous de l'année pour les passionnés de musique, ils se sont déplacé en nombre dans le petit village de Sterpigny.

Enfin, plus précisément dans le jardin de la Madelonne car c'est sous les arbres et les guirlandes lumineuses qu'est planté le chapiteau. Les groupes s'y sont succédé durant tout le week-end, en alternance avec le club. Ainsi les spectateurs n'en ont pas perdu une miette.

Une foule cosmopolite

En se baladant dans les allées du jardin, on pouvait rencontrer des personnes venues des quatre coins de la Belgique. Le dénominateur commun, la musique et cette phrase : « On n'est pas venus pour un groupe en particulier, on vient parce qu'on sait que ça sera bien . » Difficile à imaginer avec une telle affiche, Roy Hargrove, Phil Woods ou Stan Webbs entre autres se sont pourtant produits sur scène.

« Je suis venu seul de Gand, explique Nielson Snauwaert. Je suis déjà venu jouer comme musicien en février mais cette fois je suis venu voir les concerts. J'adore l'atmosphère du festival, c'est différent de la Flandre ou tout est aseptisé' .

Beaucoup de petites têtes blondes s'amusaient également sur la pelouse. Jeanne est venue avec ses parents parce qu'elle « aime bien l'ambiance ». « Nous l'avons emmenée avec nous depuis le début, c'est-à-dire huit ans », expliquent les parents.

Plein feu sur les escargots

Pour débuter le bal dans le club, un jeune groupe liégeois, les « Escargots du dimanche ». Nous les avons rencontrés directement après leur passage sur la scène. « C'est exceptionnel, ce que vous faites », peut-on entendre en passant.

C'est donc sur un petit nuage que le violoniste, Joachim Iannello, nous a livré ses impressions. « Au début, on était un peu tendus, sourit-il. Le public aussi, je pense. Mais au fil des morceaux, nous nous sommes relâchés. On ne se rend pas bien compte quand on joue sur cette scène. C'est après que l'on voit les noms des musiciens qui sont passés avant nous. Ça impressionne toujours. » Un instant de recueillement La stèle dédiée à Johnny Griffin a été inaugurée en présence de sa femme avant le début des concerts. Cette dernière était très émue de cet hommage. « J'ai été très touchée d'apprendre que Claudy allait installer une stèle en l'honneur de mon mari dans le parc. Savoir qu'il était apprécié me fait beaucoup de bien . »

Avec elle, Léon Terjania, ami de longue date de Johnny Griffin, a fait le déplacement depuis Strasbourg. « Ce que je peux dire sur Johnny c'est que notre relation allait au-delà de l'amitié, nous étions très proches. J'ai d'ailleurs joué lors de sa crémation et ça a été un moment très douloureux pour moi », nous raconte-il.

Après cette séquence émotion, le public a profité des concerts tout au long du week-end. Un peu de pluie le dimanche soir n'a pas arrêté les fêtards. Ils se donnent déjà rendez-vous pour l'année prochaine !

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