Majorité/minorité : le bras de fer continue

Une nouvelle fois, la séance n'a pas valu par les points discutés, mais bien par la lutte politique qui oppose majorité et opposition.

Pierre KOEUNE

Vendredi, seize point s étaient inscrits à l'ordre du jour du conseil communal à Gouvy. Comme c'est le cas depuis quelques séances maintenant, ces points ont été passés en revue très rapidement, sans qu'ils aient suscité le moindre débat.

La principale cause, c'est la position adoptée par la minorité, qui a choisi le mutisme pour marquer son désaccord avec la majorité, et le collège communal plus exactement.

L'opposition, à la fin du premier conseil communal de l'année, avait accusé le collège de ne pas avoir respecté la loi communale, notamment en matière de marché public concernant un achat (conséquent) de bois. Le bourgmestre André Hubert avait tout de suite qualifié ces accusations de « non fondées », tandis que la minorité introduisait une plainte à la Région wallonne.

« On reste, mais c'est

pour le personnel » Depuis lors, les deux camps attendent une réponse de la tutelle.

En fin de séance, ce vendredi, André Hubert a demandé à la minorité de rester pour la séance à huis clos, sous peine de ne pas atteindre le quorum, et donc que les points à voter soient reportés.

Claude Leruse et Christophe Lenfant ont été les deux volontaires minoritaires à rester, s'empressant de préciser qu'ils le faisaient « pour le personnel ».

Juste avant cette demande, le bourgmestre est également revenu sur l'ambiance qui règne entre les deux groupes à Gouvy : « De mémoire de conseiller, personne n'avait jamais vécu cela à Gouvy. » Il a aussi dit ne pas comprendre l'attitude de certains membres de l'opposition, alors qu'aucune preuve n'a été apportée en ce qui concerne la fameuse histoire de bois.

Si le groupe Union Communale emmené par Guy Andrieu n'a pas répondu verbalement, elle le fait via un communiqué distribué à la presse : « Nous sommes interpellés par le fait que le bourgmestre n'a pas jugé utile d'informer le conseil communal de l'annulation par la tutelle d'un marché de plus de 30 000 ?, fait exceptionnel dans l'histoire de notre commune. Comme nous l'avions affirmé au cours des trois derniers conseils communaux, le collège ne respecte pas la loi communale, la loi sur les marchés publics et n'a, de plus, pas respecté le budget communal lors de l'achat de bois sciés en 2009. Nous ne sommes pas satisfaits, car cette décision ne rencontre pas les irrégularités et manquements que nous avons constatés ce jour ».

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