« Cette étude est bâclée »

Voici, en substance, les observations et commentaires lus par Philippe Bontemps à propos du dossier d'implantation d'éoliennes.

Émilie DEFECHE
« Cette étude est bâclée »
Conseil communal Durbuy ©ÉdA

Voici la note du collège communal de Durbuy. «Sur le principe de développement des énergies renouvelables: personne n'a prouvé que l'éolien diminue de manière significative la production de gaz à effets de serre. Sur la méthodologie suivie pour l'établissement de la carte: la définition des zones capables d'accueillir un parc éolien ne résulte pas d'une analyse scientifique. Le Gouvernement dit adhérer à la Convention de Florence relative au respect des paysages mais la cartographie établie prouve le contraire. Sur le regroupement des éoliennes, les zones «capables» sont un ensemble de bulles réparties sur la Wallonie, des parcs éoliens s'étaleraient donc sur des kilomètres, occasionnant un mitage des paysages et un désert touristique. Le territoire wallon ne convient-il pas mieux à d'autres énergies vertes? Sur l'obligation de transparence administrative: le Gouvernement a «adopté définitivement» le cadre de référence sans le soumettre à la population. Sur la qualité des documents fournis aux pouvoirs locaux: les cartes proposées présentent des erreurs et sont à une échelle telle qu'elles sont illisibles. Sur le contenu des documents présentés: d'une façon générale, cette étude est bâclée. Elle est incorrecte, incomplète, non scientifique, pas sérieuse, voire mensongère, l'aspect économique est abordé de façon trop globale, il est à craindre que tout cela fasse la part belle aux promoteurs au détriment du citoyen. Ajoutons qu'il n'y a aucune étude épidémiologique, ni sur l'impact financier sur l'immobilier, que l'argument de création d'emploi est douteux et que l'impact paysager sera au minimum de 35%; c'est un pas en arrière en matière du respect du cadre de vie. Il est inadmissible que les communes ne disposent que de 10 jours pour rendre un avis sur un projet aussi lourd. La décision d'occupation des territoires communaux ne peut être du ressort des seuls ministres régionaux.»

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