Compogne est en deuil de René Mineur

Sans être pourtant Compognard d’origine, il en était devenu une des figures les plus emblématiques.

D. L.
Compogne est en deuil de René Mineur
René Mineur adorait faire plaisir à ses voisins et beaucoup venaient chercher leurs petits bois chez lui.

«C'est injuste, c'était le plus gentil homme de Compogne, toujours prêt à rendre service», regrettait un de ses voisins.

Sacristain depuis qu’il est en âge d’assurer la fonction, président du club des jeunes des Blancs Sarraus durant de longues années, bénévole au RFC Compogne, toujours partant pour donner un coup de main à toutes les associations, René Mineur, sans être pourtant Compognard d’origine, est intimement lié à l’histoire du village.

Arrivé enfant de la région verviétoise dans la famille Bastin qui l’a accueilli comme un fils, le petit René s’est parfaitement intégré dans son nouvel environnement au point d’en devenir une figure. Il s’est investi avec sa nouvelle famille dans les travaux agricoles dès qu’il a été en âge de le faire. Il a servi comme sacristain plusieurs prêtres, toujours avec simplicité, régularité, et une application jamais prise en défaut. Il s’est aussi rendu à Lourdes une trentaine de fois comme brancardier.

Sa maison était le point de ralliement des jeunes du village qui l’ont élu président de leur club durant de longues années. À ce titre, il participait grandement aux organisations du club (soupers, grand feu, Saint-Nicolas….)

Fidèle supporter des Lièvres bleus

Fidèle supporter des Lièvres bleus de Compogne, il n’a jamais refusé un coup de main: cuire les viandes lors d’un barbecue ou tenir un stand. René avait aussi pour habitude de réaliser des biscuits de sa recette et d’en distribuer aux joueurs et supporters après les matches. Il n’avait jamais un mot négatif pour les joueurs, les encourageant et les soutenant en toutes circonstances.

Il était de toutes les activités villageoises prêtant toujours son concours avec bonne humeur et simplicité, que ce soit pour celles des écoles, des ménagères rurales ou des anciens combattants lorsque ces groupements étaient encore actifs.

René Mineur avait compris depuis longtemps que ses œufs et ses lapins étaient bien meilleurs que ceux des magasins. Ses voisins et amis en profitaient. Plus pour rendre service que pour récolter quelques euros, il passait de longues heures à débiter des palettes de bois en petit bâtonnets qui servaient aux démarrages de barbecues ou feu ouverts. Ils étaient nombreux à «aller chercher leurs petits bois» chez René.

Durant cette dernière année, René a décliné jour après jour, miné par un cancer impitoyable. Il a toujours fait face, ne s’est jamais plaint et s’est éteint dans la discrétion. Compogne pleure un de ses fils.