Démuni face au décès de ses bêtes

Suite (et fin?) de la découverte d'un charnier à Flamisoul. Un second cimetière animal a été mis au jour. Les bêtes ont été enlevées hier matin.

Élodie BOSENDORF
Démuni face au décès de ses bêtes
13805975 ©© EdA

Le camion de la société Rendac du clos d'équarrissage charge les carcasses. Le nombre total de bêtes en décomposition s'élève désormais à 20. La moitié a été découverte jeudi matin dans l'étable d'Eddy Mathieu, agriculteur de Flamisoul (Bertogne).

L'autre moitié, le soir même, à l'orée d'un bois, non loin de l'exploitation.

Ce vendredi matin, l'heure est à l'analyse. La population et les autorités veulent comprendre. L'Afsca, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, est également présente afin d'inspecter le bétail vivant. «Nous n'avons pas décelé de non-conformités majeures. Il y a 114 bovins dans le troupeau actuel et aucun problème de santé animale ou de maltraitance n'a été détecté », affirme Fabienne Lomba, directrice de l'Afsca en province de Luxembourg.

«Il ne sait pas pourquoi»

L'exploitation semble, en effet, bien tenue. Alors comment expliquer ces charniers à répétition? «M. Mathieu ne se l'explique pas, témoigne Mme Lomba. Il ne sait pas faire la démarche d'appeler le clos une fois qu'il a un décès. Il ne sait pas ce qui se passe dans sa tête lorsqu'un animal meurt. On lui a donc proposé de faire désormais la démarche vers notre service si ça arrive. On essaie de trouver une solution au moins à court terme

Reste à expliquer le nombre de cadavres. Ceux de l'étable seraient là depuis 4 à 6 semaines. Les autres, vu l'état de décomposition, depuis plus d'un an. «20 bêtes en un an, ça peut s'expliquer s'il y a eu un épisode infectieux par exemple. Ce qu'on doit écarter c'est une cause de mortalité anormale pour le reste, ce n'est pas de notre compétence ». Un animal mort, devient en effet un déchet, et est alors de la compétence de la Région wallonne et plus particulièrement du département de la police de l'environnement.