Covid en province de Luxembourg : 50 % de positivité, mais seulement 9 patients en soins intensifs

La tendance affichée fin décembre est toujours de mise, avec un taux de positivité élevé, qui ne se traduit pas dans les hospitalisations.

X.C.
Covid en province de Luxembourg : 50 % de positivité, mais seulement 9 patients en soins intensifs
Neufs patients Covid sont en soins intensifs, sur toute notre province. ©Photo News

En province de Luxembourg, le nombre de patients Covid reste bien loin des pics connus par le passé. Ce mardi 25 janvier, les hôpitaux de Vivalia comptaient 33 patients dans les unités Covid traditionnelles. 8 à Arlon, 6 à Marche et 19 à Libramont. "On a constaté, ces derniers jours, une augmentation à Libramont uniquement, indique le Dr Pascal Pierre, directeur aux affaires médicales de Vivalia. Il faut aussi prendre en compte le fait qu'une partie de ces gens sont venus à l'hôpital pour une autre raison que le Covid. Chaque patient est testé, il arrive donc que certains, positifs, soient placés dans l'unité Covid même s'ils sont asymptomatiques ou présentent peu de symptômes, pour éviter la propagation du virus."

Preuve d’une stabilité dans les chiffres, voici un mois, il y avait également une trentaine de patients dans ces unités classiques.

"Et peu vont en soins intensifs, où nous ne comptons quasiment pas d'admissions, ajoute le Dr Pascal Pierre. Ce sont essentiellement des patients présents depuis plusieurs semaines." Au niveau des chiffres, nos hôpitaux dénombrent seulement 9 patients Covid en soins intensifs (3 à Arlon, 1 à Marche, 4 à Libramont et 1 à Bastogne). Pour 5 voici un mois. "Au niveau du profil des patients Covid, ce ne sont quasiment que des non-vaccinés", précise le directeur aux affaires médicales de Vivalia.

La tendance entrevue fin décembre se confirme donc. Avec un virus qui circule très fortement, tout en présentant un nombre très réduit de formes graves. "Depuis deux semaines, le taux de positivité des tests réalisés dans nos laboratoires se situe aux alentours de 50%. Nous détectons beaucoup de cas positifs, mais cela ne se traduit pas au niveau des hospitalisations. Nos unités sont loin d'être pleines. C'est la conjonction de l'effet de la vaccination, avec le booster, et d'un variant probablement moins pathogène que le précédent."

Quant au personnel, "où nous avons craint des défections en nombre dues au Covid", la situation "reste gérable, même s'il y a des malades. Mais cela peut varier fortement d'un jour à l'autre, il faut rester attentif", conclut le Dr Pascal Pierre.