Vivalia: les soins intensifs à saturation

Les instances dirigeantes de Vivalia ont fait le point sur les hospitalisations Covid-19 en province de Luxembourg. La situation est alarmante, il n’y a presque plus de place aux soins intensifs.

Jérémy Rode
Vivalia: les soins intensifs à saturation
MARCHE-EN-FAMENNE, BELGIUM – APRIL 23: (Photo by Vincent Kalut/Photonews ©Photo News

Yves Bernard, directeur général de Vivalia et Didier Neuberg, directeur médical, ont fait le point sur la situation hospitalière liée au Covid-19 en province de Luxembourg.
« La situation est fortement préoccupante, personne n'avait imaginé cette ampleur », a lancé d'emblée Yves Bernard.

Les chiffres sont sans équivoque. 39 patients sont aux soins intensifs au sein de Vivalia, sur un total de 42 lits disponibles.
« Nous sommes au bout du bout de la phase 2B, et il n'y a plus rien derrière »
174 personnes sont hospitalisées pour le Covid-19, hors soins intensifs, ce qui porte le total des hospitalisations à plus de 210 au total, cette barre des 200 étant dépassée pour la première fois.

Vivalia est entré dans la phase 2B, phase ultime, ce lundi avec donc 42 lits Covidaux soins intensifs disponibles.

Lors de la première vague, il y avait eu au maximum 28 patients aux soins intensifs, cette deuxième vague est donc bel et bien plus forte que la première en province de Luxembourg.

D'autres chiffres qui interpellent ?
Le 20 octobre, il y avait 17 patients Covidaux soins intensifs, il y a donc une augmentation de + 125 % en quinze jours.
Le 20 octobre, il y avait 70 patients Covidhospitalisés, là, on note une augmentation de +148 % en 15 jours.

Quelles solutions? Des lits intermédiaires et puis…

Les hopitaux de Vivalia seront donc bientôt à saturation car les chiffres augmentent de jour en jour. Quelles sont les solutions envisagées?

«Comme le fédéral l’a proposé, nous allons créer des lits intermédiaires, où il y a une possibilité d’avoir de l’oxygène à haut débit, confie le docteur Neuberg. Dans un premier temps, il y en aura six. Il y a aussi la possibilité de transfert, vers la Flandre, l’Allemagne ou le Grand-Duché, mais la situation y devient délicate aussi. Faire des choix? Ce n’est pas à l’ordre du jour, nous faisons confiance à nos équipes. On va tout faire pour augmenter la capacité au fur et à mesure s’il le faut encore. On est en contact en réflexion permanente pour trouver des solutions.»