Soucis du 18 septembre : la com’ du TEC, en travers de la gorge !

En ce qui concerne l’accessibilité vers Liège, les déboires du TEC le 18 septembre seraient en lien avec ceux du rail. Pour les élus, les travaux d’Infrabel pousseraient les jeunes à prendre le train. Ils demandent une meilleure collaboration.

Jean-Jacques GUIOT
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©D.R.

Mélissa Hanus dit remonter les témoignages du terrain mais qualifie les réponses du ministre Gilkinet de peu « optimistes »: « Entre les travaux de la ligne 162 (Arlon – Namur) qui seront peut-être finis d’ici la fin de la décennie et le choix, que je ne partage pas, de favoriser les correspondances pour Bruxelles en gare des Guillemins, la SNCB ne compte ni modifier les horaires de la ligne 162 ni de la ligne 43 pour garantir une correspondance à Marloie. En plus de faire réduire drastiquement la fréquentation de la ligne 43, fréquentation utile comme argument pour sa survie, cette absence de correspondance fait donc rediriger les étudiants vers Namur. Ce qui allonge le temps de trajet d’une demi-heure, rendant le train moins rapide que l’alternative bus ». Pour Philippe Courard, avec un bus quasi gratuit, on se devait d’anticiper: « Contrairement à ce qu’avance le directeur marketing des TEC, le changement de comportement était prévisible, surtout en ces temps de baisse de pouvoir d’achat. Au-delà de cette méconnaissance du terrain sur le changement de comportement des étudiants, les pouvoirs publics étaient au courant de ce risque de surfréquentation de cette ligne de bus le dimanche soir. Je le sais de source sûre. Mais il est plus simple d’avancer dans la presse l’impossibilité d’estimer l’occurrence de cette situation que d’avouer le véritable problème structurel du manque de moyens financiers et humains pour augmenter la desserte ».

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