Les élections françaises à Sedan : «Un vaste foutoir depuis longtemps»

Écœurement, déception, indécision… Rencontres au central bar de Sedan (17 829 habitants), ville PS (depuis 1995), où les clients témoignent de leurs ressentiments contre la classe politique.

Nathalie DIOT
Les élections françaises à Sedan : «Un vaste foutoir depuis longtemps»
Bernard Devillez, ancien patron du central bar à Sedan, évite de parler politique. «Ce n’est pas bon pour le commerce».

«À mon âge, de toute ma vie, je n'ai jamais vu un chantier pareil. Ils ont tous des gamelles au cul, quels que soient les individus.» À 77 ans, Bernard Devillez, ancien patron du central bar à Sedan, ville PS, repris par son fils, William, n'a pas l'habitude de parler politique. «C'est pas bon dans le commerce» explique-t-il. Ici il y a de tout, des super gauchistes, des super à droite, des milieux, des quarts… Notre problème c'est qu'ils s'entendent et boivent un coup ensemble».