Flexible et mobile? Un job vous attend

Le troisième Salon de l'emploi organisé à Arlon a mis en présence une soixantaine d'entreprises et plus de 2000 demandeurs d'emploi.

Jean-Marc Richard
Flexible et mobile? Un job vous attend
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Le chômage a progressé de près de 600 unités, en province de Luxembourg, par rapport à l'an dernier. Pourtant, avec un taux de demandeurs d'emploi de 12,18 %, la province de Luxembourg se situe nettement en dessous du niveau de la Région wallonne (17,17 %).

Des 14 661 demandeurs d'emploi officiellement recensés en septembre, plus de 2000 sont venus au Hall Polyvalent d'Arlon à la rencontre d'une soixantaine d'employeurs, lors du Salon de l'Emploi. «La condition sine qua non à leur participation est qu'ils proposent des offres d'emploi », précise Nathalie Flamant, responsable de la communication au Forem. Des entreprises, mais aussi des demandeurs d'emploi venus des pays voisins.

Parmi les principaux secteurs qui recrutent, on trouve celui de la distribution. Cactus, le groupe luxembourgeois, va ouvrir deux supermarchés à Rédange et au Windhof. «Une centaine de personnes sont occupées dans un tel magasin, explique Mme Schroeder, responsable du recrutement au sein du groupe luxembourgeois. On demande d'abord au personnel en place s'il souhaite rejoindre un des nouveaux magasins. De toute façon, cela devrait se traduire par environ 200 postes de travail à terme. On cherche des profils variés. Les candidats doivent avant tout être flexibles et motivés. Il y a des emplois, comme en boucherie par exemple, où on est en perpétuelle recherche

Profils techniques recherchés

Posséder un diplôme à orientation technique ou faire valoir des compétences dans ce domaine semble être le meilleur moyen de ne pas rester longtemps sans emploi. «Je ne dirais pas qu'il manque de profils techniques, observe M. Sigel, manager chez Belgatech Engineering Services. Mais si on croise les compétences techniques avec d'autres critères comme l'expérience, la motivation et la mobilité, les possibilités se restreignent .» La défense nationale est elle aussi à la recherche de profils techniques.

«Pour les volontaires comme pour les cadres, précise l'adjudant-chef Mertens du centre d'information de la province. Marche offre beaucoup de possibilités. On y a recruté 36 % des francophones engagés en 2009 ». Pour 2011, l'armée prévoit d'engager 1200 personnes dans les deux rôles linguistiques. Et l'attrait de la fonction publique demeure puisqu'on recense sept candidats en moyenne par poste.

Les écoles aussi

Deux des écoles d'Arlon participaient pour la première fois à ce salon. L'INDA a ainsi pu combler un poste vacant. «Je n'en reviens pas d'avoir vu autant de gens, souffle Philippe Moris, de l'Institut Cardijn. Dans une école technique, on est très souvent en manque de professeurs de pratique professionnelle

Vivalia, un des plus gros employeurs de la province, ne pouvait manquer ce rendez-vous. «Il y a assez de gens diplômés qui sortent des écoles, commente Yves Casel, cadre chez Vivalia. Ces personnes ne restent pas toujours parce que les conditions de travail sont difficiles. La concurrence grand-ducale joue moins qu'il y a quelques années dans ce secteur.»