Le Covid et ses contrevenants s’invitent à nouveau au tribunal d’Arlon

La Cour de cassation a cassé bon nombre de jugements cléments prononcés par le tribunal arlonais. Il faut tout recommencer.

Christian VAN HERCK
 Le palais de justice d'Arlon
Le palais de justice d'Arlon ©EDA Claudy Petit

Le substitut du procureur du roi, Yannick Rosart, était particulièrement remonté hier matin devant le tribunal correctionnel d’Arlon siégeant avec trois juges en appel du tribunal de police. L’œil courroucé, le verbe haut, un jugement de la Cour de cassation exhibé à bout de bras, il a enjoigné le tribunal de revenir sur une série de jugements prononcés au printemps dernier. Ils concernent principalement des citoyens qui ont bravé les mesures anti-Covid pendant le confinement soit, en ne portant pas le masque dans des lieux publics, soit en organisant des rassemblements festifs interdits. Un d’entre eux, au casier judiciaire bien rempli, se voit même reprocher d’organiser plusieurs rave-party. Une autre volée de jugements concerne des gérants de café ou de restaurants qui n’ont pas respecté l’heure de fermeture de leurs établissements. "Vous ne pouvez pas, Messieurs les juges, prononcer l’irrecevabilité des poursuites ou des amendes ridiculement basses de dix euros, assène Yannick Rosart. Le manque de civisme marqué par un arrêté ministériel contraignant dans une période spéciale pour des raisons graves, ne peut pas être pris à la légère. La loi doit être appliquée."

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