Des moutons attaqués par un loup aux Blancs-Sarts à Florenville (photo)

Deux moutons de la ferme des Blancs-Sarts égorgés en deux mois, Jean-Claude et Violette Leclerc, sont certains que c’est l’œuvre d’un loup.

Olivier LEQUY
Tout comme le premier, le deuxième mouton du troupeau des Blancs-Sarts a été attaqué à la gorge, ce qui tenterait de prouver une attaque de loup.
Tout comme le premier, le deuxième mouton du troupeau des Blancs-Sarts a été attaqué à la gorge, ce qui tenterait de prouver une attaque de loup. ©Olivier Lequy

Sur la RN 83 entre Sainte-Cécile et Bouillon, pas loin du domaine des Amerois, se trouve la ferme exploitée par Jean-Claude et Violette Leclerc. Une ferme consacrée en partie à l’élevage ovin: "Nous avons une bonne cinquantaine de brebis mères", explique Violette. Le 26 octobre au matin en allant soigner ses moutons dans la pâture entre la ferme et l’orée du bois, Jean-Claude constate qu’un mouton est mort. "Il peut arriver qu’une bête décède et que renards ou corbeaux viennent se servir mais dans ce cas-ci, la carcasse n’était pas consommée comme on avait déjà pu le voir. On a cru au départ à un sanglier mais pris d’un doute on a contacté le réseau loup du DNF".

 Tout comme le premier, le deuxième mouton du troupeau des Blancs-Sarts a été attaqué à la gorge, ce qui tenterait de prouver une attaque de loup.
Tout comme le premier, le deuxième mouton du troupeau des Blancs-Sarts a été attaqué à la gorge, ce qui tenterait de prouver une attaque de loup. ©ÉdA

Pour l’agent spécialiste descendu sur place, les premiers indices laissent à penser que ce serait bien un loup l’auteur de cette attaque. "Selon lui l’attaque à la gorge et la disparation du cœur, du foie et des poumons sont les signes typiques d’une attaque de loup".

Le même agent a ensuite réalisé une prise d’ADN qui s’est révélée positive. "L’ADN révèle également que ce serait un solitaire germano-polonais, un “ dispersant ”, c’est-à-dire un mâle exclu de sa meute qui vagabonde pour tenter d’en former une nouvelle."

Deuxième attaque

Le 29 décembre au matin, dans une autre pâture, Jean-Claude fait de nouveau la macabre découverte d’un mouton égorgé. "Là aussi, on constate l’attaque à la gorge. Par contre les parties dont le loup est friand, cœur, foie, poumons, sont toujours là. Selon l’agent spécialiste descendu sur place il aurait été dérangé avant d’aller plus loin." Et là aussi des prélèvements ADN ont été réalisés mais les résultats d’analyse ne sont pas encore connus.

Pour Jean-Claude et Violette ces attaques ne peuvent qu’être l’œuvre d’un loup: "L’attaque à la gorge et le fait de manger d’abord les cœurs, foies et poumons ne trompent pas parce qu’un renard attaque d’abord par la panse et les intestins et un chien attaquera plutôt où il peut. De plus quand on voit l’écartement des empreintes de canines ou l’épaule cassée d’un mouton on sait que ce n’est pas l’œuvre d’un renard."

En revoyant le fil des événements Jean-Claude se dit que ces deux attaques ne seraient peut-être pas les premières: "Fin de l’hiver dernier on s’est rendu compte qu’il nous manquait deux moutons. Bien évidemment on a cherché mais on n’a rien trouvé de probant pour justifier ces disparitions." Quelques semaines plus tard Violette a trouvé les restes d’une carcasse de mouton dans les bois mais là aussi, rien comme indices pour incriminer le loup ou un autre prédateur.

Le loup est-il bien présent entre Ardenne et Semois, dans les bois des Amerois, de Sainte-Cécile ou de Muno ? Les derniers prélèvements ADN devraient le confirmer ou l’infirmer.

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