« Une volonté de renforcer la solidarité entre habitants »

Plusieurs exposants du salon ont partagé leur expérience en tant qu’habitant d’habitat groupé, ou leur souhait d’y vivre. Un habitat groupé axé sur la solidarité.

La Rédaction de L'Avenir

Jérémy Noyon vit avec ses deux enfants, et depuis trois ans, il est locataire d’un appartement au sein de l’habitat groupé de Couillet. "Pour ma part, je vis dans un 70m² avec deux chambres, et mon loyer tourne aux alentours des 435 €, avec une partie des charges étant comprises". Cet espace bâti est constitué de 13 logements, dont 10 déjà occupés. Il n’y a pas d’opportunité d’achat, il ne s’agit que de locations. "L’habitat dans lequel je vis est un habitat solidaire, il y a une volonté affichée de renforcer la solidarité entre habitants. Par exemple, une de nos habitantes est conduite à l’hôpital pour sa dialyse trois fois par semaine. À tour de rôle, on se relaye pour l’y conduire, et c’est beaucoup plus avantageux pour elle". Le Couilletois explique que cette approche solidaire est axée sur un système de communication horizontale, sans hiérarchie. "Des réunions ont lieu régulièrement pour prendre des décisions quant à la collectivité. Il a par exemple été décidé que chaque locataire payera une consommation de mazout égale, qu’importe si certains ont plus consommé que d’autres". Et plus que la facture de chauffage, beaucoup d’autres choses sont encore partagées. "Il y a une bibliothèque commune, un potager partagé géré collectivement et beaucoup de repas sont également partagés, c’est vraiment chouette", conclut-il.