Claudy Hoscheit (La Forge), vannier depuis toujours

Entre assembler des pièces métalliques à partir de tôles ou assembler des tiges de saules, il n’y a qu’un pas et que la matière qui change !

V.R.
 Claudy Hoscheit, vannier passionné.
Claudy Hoscheit, vannier passionné. ©ÉdA

À La Forge (Érezée), Claude Hoscheit, ancien tôlier, rêvait probablement de changer de matière depuis sa plus tendre enfance. Il est assis au coin du poêle. Sur sa table inclinée et sous ses doigts habiles, tiges de saule et éclisses de noisetiers se plient, se tordent, se courbent pour donner de jolis paniers. De toutes les formes, de toutes les dimensions. "J’ai toujours été passionné par la vannerie. Je me souviens que petit, j’allais chez mon grand-père maternel à Oursinne. Il était maçon de métier, mais en hiver, il y avait tellement de neige qu’il se retrouvait sans travail. Alors on faisait de la vannerie, des paniers pour aller ramasser les fruits, les myrtilles. Je me souviens de l’odeur particulière de l’osier vert qui sèche sur un poêle, de ma toute première pièce: une manne." À sa prépension il y a quelques années, il n’hésite pas et se consacre à cette passion qui l’habite depuis toujours. Il se forme, il rencontre d’autres vanniers, en Belgique, en France, il se perfectionne. Le long de l’Aisne, il plante des saules, il parcourt la forêt pour débusquer des branches de noisetiers, les plus longues et les plus droites, sans nœuds si possible. Il les prépare, les mouille, les fait sécher et les tresse. Tout un art. Toute une tradition. Dans son atelier/magasin, ses paniers côtoient une collection héritée d’un compagnon de France, des pièces miniatures dont on ne peut qu’admirer le travail, tout en finesse, tout en délicatesse. C’est juste beau.