Ferrero reçoit une autorisation conditionnelle: trois mois d’analyses avant de pouvoir vendre à nouveau

Nouvel épisode dans la saga de la salmonelle dans l’usine Ferrero à Arlon, vers une reprise normale.

La Rédaction de L'Avenir
Laurence Brasseur
 L’usine Ferrero à Arlon.
L’usine Ferrero à Arlon. ©BELGA

L’Afsca, Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, a décidé vendredi de remettre à Ferrero une autorisation conditionnelle pour son usine de production d’Arlon.

Cette autorisation conditionnelle sera accordée pour une période de 3 mois. Durant ce temps, les matières premières ainsi que chaque lot de denrées alimentaires produites seront analysés. Ce n’est que si ces analyses donnent un résultat conforme que les produits pourront être mis sur le marché.

Un long processus

Cette décision survient à l’issue de plusieurs semaines d’analyses approfondies durant lesquelles l’Afsca a procédé à plusieurs contrôles sur place tant au niveau des procédures internes mises en place par Ferrero que de l’infrastructure de l’usine.

L’agence est d’avis que, dans l’état actuel des choses, Ferrero offre les garanties nécessaires de conformité aux règles et exigences en matière de sécurité alimentaire.

Néanmoins, l’Afsca a opté pour une autorisation conditionnelle car l’Agence estime qu’il est indispensable de pouvoir vérifier l’application concrète de toutes les procédures internes une fois que l’usine aura repris ses activités de production.

En cas de résultats d’inspections favorables à l’issue de cette période de 3 mois, une autorisation définitive pourra être délivrée.

De son côté, le Ministre fédéral de l’Agriculture, David Clarinval, en charge de l’Afsca, se réjouit de l’avancement favorable du dossier : «Je salue le travail de qualité réalisé par l’Afsca dans ce dossier compliqué. L’autorisation conditionnelle de l’usine Ferrero d’Arlon est la première étape vers une autorisation finale. Je continuerai à suivre de près les évolutions dans ce dossier.»

L’usine à l’arrêt depuis le 8 avril

Fin mars, début avril, des consommateurs sont tombés malades après avoir consommé des produits au chocolat de la marque Kinder. Suite à des enquêtes épidémiologiques et l’analyse d’échantillons, un lien a été établi avec l’usine Ferrero d’Arlon.

L’Afsca avait alors immédiatement entamé une enquête approfondie chez Ferrero à Arlon et décidait, le 8 avril, de retirer l’autorisation de cette usine et de procéder au rappel de l’entièreté des produits de la gamme Kinder issus de ce site de production.

Au mois de mai, Ferrero introduisait après de l’Afsca une demande d’autorisation pour pouvoir produire à nouveau.

Une ligne de conditionnement ouverte avant les lignes de production

Du côté des syndicats, cette confirmation du timing de reprise annoncé pour la fin du mois de juin est une bonne nouvelle. Même si on ne s’emballe pas pour autant. «Les conditions pour la reprise sont très strictes. L’Afsca veillera à ce qu’elles soient respectées», indique Sylviane Arnould permanente CSC alimentation et Services.

La production ne reprendra pas avant la dernière semaine de juin ou la première semaine de juillet. «Il reste encore des travaux de nettoyage à finaliser», signale la permanente CSC.

Le redémarrage débutera la semaine prochain par une ligne de conditionnement. Il s’agit d’emballages pour les Raffaello produits dans une autre usine. «Il faudra attendre la semaine du 27 juin ou celle du 4 juillet pour le redémarrage des lignes de production», note encore Sylvianne Arnould.

Une réunion préalable aura lieu la semaine prochaine entre les syndicats et la direction de Ferrero afin d’établir un calendrier précis de la reprise.