Musson : des bénévoles se mobilisent pour protéger les batraciens lors de leur migration
Pour la quatrième année consécutive, des équipes se mobilisent autour de Grégory Hilger pour assurer la migration de centaines de batraciens.
Publié le 07-04-2022 à 06h00 - Mis à jour le 07-04-2022 à 12h38
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Dans la commune de Musson, deux sites accueillent des volontaires pour aider les batraciens à traverser des voiries fort fréquentées. D’une part à Gennevaux, face aux écuries Montessori où Vanessa Deom et ses équipes se retrouvent régulièrement, d’autre part à Willancourt le long de la rue Fernand Baillieux où Grégory Hilger a installé son quartier général. " La route est très fréquentée par des navetteurs, les véhicules roulent rapidement. La commune a installé des obstacles avec panneaux de limitation à 30 km/h, mais le soir cela ne suffit pas. De nombreux animaux se font écraser " indique le responsable. Alors pour permettre aux batraciens de quitter en toute quiétude le bois, lieu d’hibernation et rejoindre les étangs pour se reproduire, un système de bâches pour les empêcher de traverser chaotiquement cette route a été installé sur plus de 700 mètres. Les petits amphibiens glissent naturellement dans un seau. Le soir venu, il vient précautionneusement prélever sa récolte pour la déposer de l’autre côté de la rue. Certains jours sont plus propices, il faut minimum 7° et agir avant le lever ou après le coucher du soleil. " L’opération se déroule avec l’aide précieuse du service Travaux de la Commune de Musson qui a mobilisé ses équipes et son matériel pour installer ce système puis aussi les membres du Conseil Communal des Enfants qui ont décoré les bâches à l’aide de pochoirs.
Un relevé pour Natagora
Ce sauvetage permet aussi à Natagora d’établir un relevé de la population. La collecte qui se déroule de fin février à mi-avril a déjà permis de dénombrer près de 400 animaux. Il s’agit de crapauds, tritons alpestres et palmés mais aussi de grenouilles. " Depuis quelque temps, il n’y a plus de salamandres, elles ne sont recensées qu’à Saint-Pancré, juste de l’autre côté de la frontière, à quelques kilomètres seulement. Mais on constate que l’opération fonctionne bien. Elle est bénéfique pour ces batraciens, d’année en année leur nombre croît ", ajoute encore celui qui a fait de cet exercice une passion depuis qu’il a participé à ce type d’activité, il y a quelques années à Robelmont (Virton) avec Fanny Baillieux.
" Je suis particulièrement heureux du succès grandissant remporté par cette initiative citoyenne à laquelle a collaboré le conseil communal des enfants. C’est la 4e édition et les deux dernières années suite au Covid, nous n’avions pas pu la promotionner correctement. De plus, j’ai une affection particulière sur ce projet car c’est le premier que j’ai eu la chance d’accompagner comme échevin. Et puis, chaque soir, à partir d’un faible investissement, on (re) crée un véritable tissu social avec de chouettes rencontres " souligne Christopher Bonnier.