René Collin vole au secours des coiffeurs

Dans un communiqué diffusé vendredi, le député Collin dénonce les incohérences dont sont victimes les métiers de contact.

René Collin vole au secours des coiffeurs
René Collin demande la réouverture des métiers de contact «non médicaux». ©Archives ÉdA – 501160003413

Le député Collin, dans un communiqué, dit stop aux incohérences et au double langage qui frappent les métiers de contacts «non médicaux» tels que coiffeurs, esthéticiennes et centres de soin du corps «Certes, la priorité est et doit clairement rester à la santé et à l'efficience des mesures sanitaires, dit-il. Mais cela n'empêche que l'on peut légitiment s'interroger sur la pertinence et l'adéquation de certaines mesures faisant partie du dispositif anti-Covid actuel.»

L’interdiction actuellement en vigueur à l’encontre des coiffeurs et esthéticiennes traduit plusieurs incohérences, selon lui.

Incohérence entre métiers de contact: «Coiffeurs et esthéticiennes sont interdits de pratique, en salon ou à domicile, tandis que par exemple les kinés (et heureusement!) peuvent travailler, tant à domicile qu'en cabinet: où est la logique?»

Incohérence pour un même corps de métier: «Plusieurs témoignages recueillis en Luxembourg attestent que des esthéticiennes ou des coiffeuses, interdites de pratique, sont en revanche autorisées à poursuivre leurs activités de formation pratique en présence de groupes d'apprenantes, dans le cadre de l'IFAPME. Où est la logique?»

On coiffe à l’étranger

Incohérence territoriale, spécialement dans la province de Luxembourg ouvert sur ses voisins français et grand-ducaux. «Au Grand-Duché de Luxembourg, en France, coiffeurs et esthéticiennes travaillent et nos concitoyens sont nombreux à recourir à leurs services. Le danger de contamination y est-il moindre que chez nous? Sinon, où est la logique?»

Incohérence, toujours, quant à l'efficacité de la mesure d'interdiction. «Pour être respectée, une règle doit être comprise et recueillir l'adhésion. Il n'est pire réglementation que celle que, faute de compréhension et d'adhésion, l'on est tenté de contourner. Et personne ne niera que pour les coiffeurs et métiers analogues, fortement sollicités par une clientèle de plus en plus impatiente et stressés par une situation financière aiguë, la tentation est forte, avec les conséquences qu'elle peut comporter.»

Le double langage

Incohérence politique, enfin, pour René Collin: «Citoyens et professionnels entendent que les mesures actuelles d'interdiction sont vilipendées par certains responsables politiques, eux-mêmes parfois membres d'un des gouvernements qui ont, à travers le Comité de concertation, décidé des prolongations indéterminées de ces mêmes mesures.»

«Il est temps de mettre fin à ces incohérences et surtout d'apporter des réponses adéquates aux questions et attentes légitimes des professionnels de ces métiers, conclut René Collin. Les protocoles sanitaires existent. Ils peuvent, si nécessaire, être très rapidement réévalués en vue d'une possible réouverture.»