S’ouvrir à ceux que la vie laisse au bord du chemin

La pauvreté a également été l’objet d’un chapitre de cette mercuriale. « Cette ouverture à ceux d’entre nous que la vie laisse au bord du chemin me tient particulièrement à cœur», commente le gouverneur, lui qui a entrepris de rendre visite aux 44 CPAS de la province : «La pauvreté humaine est là, visible dans nos petites villes, plus discrète mais tout aussi présente dans la plupart de nos campagnes. La cherté des logements, le coût exorbitant de l’énergie, l’accès compliqué à la mobilité, aux services publics, à la santé, à l’éducation et à la culture sont autant de problèmes. Les statistiques tenues par les CPAS témoignent d’une augmentation significative de cette précarisation.»

J.-M. De.

Face à cette pauvreté, la Province a un rôle à jouer: «Le travail en réseau de plus en plus présent, la mutualisation des services sont indispensables désormais devant l'ampleur des tâches qui assaillent les équipes. À l'instar du rapprochement programmé avec les communes, il serait bien d'analyser les possibilités d'une collaboration structurée entre la Province et les CPAS. L'avantage de la Province, là comme ailleurs, c'est sa taille. Celle-ci peut permettre une péréquation corrigeant les inégalités entre nos différents territoires. Je sais que plusieurs CPAS sont demandeurs.»