L’ex-échevin de Soumagne Pierre Brzakala poursuivi pour harcèlement

Le parquet général a requis jeudi devant la cour d’appel de Liège une peine d’un mois de prison avec sursis de 3 ans contre l’ex-échevin de l’Enseignement Pierre Brzakala, un Soumagnard de 72 ans. Cet ancien du Parti socialiste est suspecté d’avoir harcelé l’ex-bourgmestre de Soumagne, Chantal Daniel, lors de querelles intestines au sein du PS.

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 Dès 2021, Pierre Brzakala annonçait faire appel.
Dès 2021, Pierre Brzakala annonçait faire appel. ©- 

Chantal Daniel avait abandonné la politique en 2018. Elle avait déposé plainte en 2017 contre plusieurs membres de son propre parti après avoir été bourgmestre de 2013 à 2016. Elle s’estimait ciblée par des attitudes systématiquement agressives à son égard, alors que deux tendances opposées s’étaient dégagées au sein même de son parti. Lassés de ces querelles, les citoyens de Soumagne avaient balayé le PS aux élections suivantes, après 50 années à la tête de la commune.

Seul Pierre Brzakala avait été renvoyé devant le tribunal correctionnel, puis condamné. Il a fait appel du jugement pour être rejugé devant la cour d’appel de Liège. Les faits qui lui sont reprochés concernent des manœuvres de harcèlement dans le cadre d’une adversité politique. La bourgmestre lui reproche l’emploi d’expressions dégradantes, injurieuses ou sexistes et des comportements répétitifs inappropriés et colériques.

La bourgmestre lui reproche notamment d’avoir utilisé les expressions "blanc-bleu-belge", "mérinos", "la grosse dodue" ou encore "gros cul". Pierre Brzakala affirme qu’il n’a jamais tenu ce genre de propos à l’extérieur de l’enceinte politique ou de son parti et que ses propos entraient dans un climat de contradiction envers sa bourgmestre.

Pour la partie civile, Me Thiry a souligné que le délit de harcèlement forme une des limites du débat politique. Le parquet général a requis une peine d’un mois de prison avec sursis de 3 ans.

La défense, Me Lemmens, a évoqué un conflit collectif et des propos qui s’expliquent par la nature politique du débat. Il a plaidé l’acquittement ou une suspension du prononcé. L’arrêt sera prononcé le 8 décembre.

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