Trois policiers liégeois doivent répondre de viols sur plusieurs femmes: ils ont diffusé les vidéos dans un groupe WhatsApp

Trois policiers liégeois, autrefois actifs à Bruxelles, ont comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de faits de viols, voyeurisme et diffusion non consentie de contenu à caractère sexuel. Quatre victimes avaient dénoncé les faits.

Belga
 -
- ©EdA

Entre novembre 2019 et février 2020, quatre jeunes femmes, des connaissances des policiers, avaient déclaré avoir été violées par les prévenus, qui avaient également filmé et diffusé des vidéos les montrant dans des positions sexuellement explicites.

Les relations sexuelles étaient initialement consenties par les jeunes femmes, qui ont ensuite manifesté leur refus de les poursuivre lorsque l’un des prévenus avec qui elle se trouvait tentait d’imposer la présence d’un autre prévenu. Cela s’était notamment produit le 1er novembre 2019, alors que la victime avait clairement exprimé son refus. Cette dernière avait aussi constaté qu’elle était filmée à son insu.

Les vidéos des quatre femmes avaient été diffusées à leur insu sur un groupe WhatsApp destiné à des policiers de la zone de Bruxelles.

"La profession, en raison de son caractère exemplatif, nécessite une irréprochabilité. Ce genre de fait est encore plus grave lorsqu’il est commis par des policiers. C’est une circonstance aggravante", a souligné le parquet.

Des peines de 30 mois et 40 mois de prison avec sursis partiels ont été requises contre deux policiers concernés par sept préventions. Le troisième encourt une peine de 8 mois de prison avec sursis partiel.

Les prévenus contestent les principales préventions et ne reconnaissent que la diffusion des vidéos sexuelles.