"Une erreur judiciaire": condamné, Alain Mathot (PS) se battra "pour que la vérité éclate, car je suis innocent" (vidéo)

Se disant innocent après sa condamnation par la cour d’appel de Liège ce vendredi pour de la corruption passive, l’ancien député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot (PS), compte se pourvoir en cassation. Pour que la vérité éclate, dit-il.

Thomas Longrie

"Je viens de vivre un grand écart. Je suis acquitté il y a un an, et maintenant je suis condamné." Rebondissement de situation ce vendredi matin devant la cour d'appel de Liège, avec la condamnation de l'ancien député-bourgmestre, Alain Mathot (PS), reconnu coupable d'une corruption passive pour favoriser la société Inova France lors de l'attribution du marché pour la construction de l'incinérateur Uvelia à l'usine Intradel située à Herstal. Il avait été acquitté en première instance.

"Être jugé à Liège a eu les conséquences que je craignais, c’est-à-dire une condamnation", a indiqué Alain Mathot, à la sortie de la salle d’audience. "Dans un schéma où je pensais en avoir fini (Ndlr: avec cette affaire judiciaire) après quinze ans, eh bien non. Mais, je ne vais pas laisser les choses comme cela, pour la simple et bonne raison que, je le répète à qui veut l’entendre, c’est que je suis innocent. Je n’ai jamais touché un euro, je ne suis jamais intervenu dans ce dossier, ou dans n’importe quel autre dossier. Jamais de la vie, je n’aurais fait cela. Le combat va continuer pour qu’à un moment donné, la vérité éclate."

L’ancien politicien compte se pourvoir en cassation. "On va analyser la situation avec mon avocat, mais je ne vois pas d’autre formule que d’aller en cassation", a-t-il ajouté.

"J’espère qu’on va faire éclater la vérité, car il n’y en a qu’une: je suis innocent. Aujourd’hui, on vient de vivre une erreur judiciaire qui a des conséquences dramatiques de manière personnelle, pour ma famille et mes amis. Depuis que je suis né, je me bats. Je vais continuer ce combat pour prouver mon innocence."

Demain, n’importe qui peut accuser n’importe qui de n’importe quoi, avec le risque d’être condamné.

Alain Mathot conclura ses propos en disant: "Je suis condamné parce que je n’ai pas su prouver que j’étais innocent. On vient de crédibiliser un homme qui m’accuse. Je suis condamné sur base d’une personne qui est partie dans un délir pour se protéger lui-même. La cour d’appel vient juste dire que cet homme est crédible. Demain, n’importe qui peut accuser n’importe qui de n’importe quoi, avec le risque d’être condamné."