Une application anti-harcèlement à l’étude à Liège

La mise en place d’une application anti-harcèlement sera analysée à Liège, notamment dans le cadre des travaux du Conseil de la nuit, a répondu lundi soir le bourgmestre Willy Demeyer, à l’interpellation de Céline Fassotte (PTB) au sujet d’une agression dont a été victime une jeune fille de 18 ans le 15 janvier dernier.

Une application anti-harcèlement à l’étude à Liège

Selon la conseillère PTB, cette jeune fille a été agressée en rue parce qu’elle ne voulait pas communiquer son compte Instagram à un garçon. "Les femmes ont le droit d’être en sécurité dans nos villes. Ce n’est clairement pas le cas aujourd’hui. On ne peut plus accepter la violence et le harcèlement quotidiens", a estimé Céline Fassotte.

Elle a alors proposé que la Ville mette en place une application anti-harcèlement. "Ce type d’application existe déjà ailleurs. Au moment où une femme se fait agresser, elle lance l’application sur son téléphone. Elle peut envoyer directement sa géolocalisation à la police, trouver des safe places aux alentours, envoyer un message automatique à des amis ou déclencher un bruit strident pour alerter les personnes aux alentours et ainsi faire fuir l’agresseur", a-t-elle expliqué.

Tout en rappelant que diverses actions sont déjà mises en œuvre à Liège pour lutter contre le harcèlement de rue, le cyber-harcèlement sexiste "mais aussi contre toutes les formes de violences faites aux femmes", le bourgmestre a indiqué que la mise en place d’une telle application sera analysée.

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