PHOTOS | Les élèves au chevet de l’aqueduc

Les élèves maçons de l’athénée d’Aywaille entament un chantier de restauration du pont Pouhon sur la Transferrusienne.

Sabine Lourtie

Le thermomètre est passé sous la barre du zéro degré. La neige et la boue sont de sortie. Mais ça ne freine pas l'ardeur des sept élèves en construction-gros œuvre de l'athénée royal Princesse Élisabeth d'Aywaille. Hier, ils avaient les mains et les pieds dans le Pouhon, ce petit ruisseau qui serpente par la Transferrusienne, cette promenade de 18 km, dans les bois, sur le tracé de l'ancienne ligne de tram. Depuis fin novembre, ces élèves de 3e, 4e, 5e et 6e sont au chevet du joli aqueduc voûté qui enjambe le cours d'eau et qui doit dater d'avant 1900. Deux fois par semaine, en alternance, les 15 jeunes viennent se «faire la main» en condition réelle. Ce chantier didactique est un partenariat win-win entre l'école et l'Office de tourisme de Ferrières. «L'année dernière, avec les élèves, nous avons réhabilité des tombes du XVIIe siècle à Dieupart (Aywaille), explique Éric Laffut, professeur de maçonnerie. Pierre Marichal, président de l'Office de tourisme, en a entendu parler et nous a proposé la restauration de ce pont typique, dangereusement érodé et dégradé. Les jeunes se forment ainsi à la maçonnerie de pierre, ce qui n'est pas courant. Et pour la Commune, c'est une économie…»