Les pieds dans l’herbe, la tête dans les nuages: le festival Supervue revient cet été

La troisième édition du Supervue se tiendra les 27 et 28 juillet, sur le terril Piron à Liège. L’endroit est magnifique et le festival s’aventure en dehors des sentiers battus, en mêlant musique, arts plastiques et flânerie.

B.H.
Les pieds dans l’herbe, la tête dans les nuages: le festival Supervue revient cet été
©D.R.

Le Supervue s’apprête à vivre sa troisième édition. Et incontestablement, il ressemble peu à la plupart des autres festivals de l’été. C’est d’ailleurs la volonté de ses créateurs, Jean Delvoie et Thomas Dupont, deux membres du collectif d’artistes liégeois La Superette: sortir des sentiers battus, proposer une offre culturelle alternative.

L’implantation du festival représente une originalité en soi. Il s’organise sur les hauteurs de Cointe, à la limite des entités de Liège et de Saint-Nicolas, sur le terril Piron. Perchée au-dessus de Sclessin, cette grosse butte offre une vision panoramique sur la vallée industrielle liégeoise, creusée par la Meuse.

Il s’agit d’un vaste espace vert à deux pas de la ville, offrant une belle respiration aux festivaliers. Les arts plastiques et la musique s’y entremêlent, dans divers espaces, qu’il s’agisse de la vaste «fosse» formant un plateau sur le terril ou de points de vue plus en hauteur.

«La configuration du festival change un peu cette année, indique Thomas Dupont. La grande fosse n'accueillera plus de scène, mais uniquement des installations artistiques», les scènes étant relocalisées, offrant plus d'espace pour la flânerie au cœur du site.

Les pieds dans l’herbe, la tête dans les nuages: le festival Supervue revient cet été
©D.R.

«Avec cette troisième édition, le festival vit une année charnier», ajoute-t-il, pour souligner la persévérance que requiert l'organisation d'un événement alternatif. «Ce n'est pas évident, en raison de l'état actuel de la culture, de la difficulté de proposer des projets alternatifs et d'être soutenus. Nous faisons le choix de la découverte, cela prend du temps à s'installer, à s'ancrer. Ici, le risque est plus grand de se planter que si vous programmez une tête d'affiche à 100 000 euros, pour laquelle les gens seront prêts à payer cher et éventuellement braver la pluie.»

Un certain succès est au rendez-vous, cela étant. L'an dernier, environ 3 000 personnes sur deux jours se sont rendues à la deuxième édition du Supervue, selon ses organisateurs. «Nous en espérons 3 500 à 4 000 cette année, même si en soi, le site peut en accueillir 2 000 ou 3 000 supplémentaires sans problème.» Mais la volonté consiste bien à conserver une taille humaine, laissant place à la découverte et la convivialité.