Le magnifique (et méconnu) terril Piron, un écrin pour le festival Supervue

Après une première édition très réussie en 2016, le festival Supervue rempile cette année en plus grand, en plus long, en mieux encore. Il s’installe pour de bon sur le terril Piron, ce joyau de verdure que bien peu de Liégeois connaissent.

Benjamin Hermann
Le magnifique (et méconnu) terril Piron, un écrin pour le festival Supervue
©D.R.

Un écrin de verdure. Le terme est parfois galvaudé, mais convient parfaitement à ce petit joyau qui se trouve sur le territoire de Saint-Nicolas, à deux pas de Cointe, perché au-dessus de Sclessin. Le terril Piron – ou «terril du Piron», c’est selon – n’est guère connu des Liégeois eux-mêmes. Pourtant, il fait partie des lieux offrant une vue imprenable, non pas sur la Cité ardente, mais sur le bassin sidérurgique: Sclessin, le stade du Standard, Ougrée, Seraing, Tilleur, jusqu’à Flémalle.

Ce vestige industriel, qui appartient à la société des Charbonnages de Gosson-Kessales, est accessible par la rue Piron ou le bout de la rue des Grands-Champs, sur les hauteurs de Liège. C’est cet endroit que le collectif artistique liégeois La Superette a choisi pour organiser, au milieu de l’été 2016, le festival Supervue.

L’événement a attiré quelque 1 400 personnes en une soirée, parmi lesquelles de nombreux habitants du quartier, invités à y participer. Nombreux sont ceux qui ont découvert l’endroit, le calme qu’il offre à deux pas de la ville et cette vue, toujours cette vue sur le bassin sidérurgique.

 La première édition du Supervue, le 30 juillet 2016.
La première édition du Supervue, le 30 juillet 2016. ©D.R.

La Superette a choisi de rempiler l’été prochain, en organisant une nouvelle édition du Supervue. «À vrai dire, nous aimerions l’inscrire dans la durée, si possible pouvoir l’organiser chaque année», expliquent Thomas Dupont et Jean Delvoie, membres du collectif.

Le festival passe à la vitesse supérieure

Le festival Supervue profitera de sa deuxième mouture pour passer à la vitesse supérieure. Il devient un événement de deux jours, les 28 et 29 juillet, avec une troisième scène qui vient agrémenter le tout. «L’idéal pour nous serait de pouvoir attirer 2 000 personnes par jour, voire 3 000. Il y a largement assez de place pour cela. Mais cela dépend toujours beaucoup de la météo.»

Quelques noms d’artistes peuvent déjà être dévoilés: Tolouse Low Trax, Bonnie Banane, Yann Gourdon, Choolers Division, Cantenac Dagar, Ok Lou, Chris Imler, pour citer quelques exemples. «Il faut garder à l’esprit que notre démarche est celle de la découverte. Vous ne trouverez pas chez nous de grosse tête d’affiche super fédératrice, par exemple», précise Thomas Dupont.

Le Supervue cherche en effet à réunir les gens au cœur d’un brassage artistique qui mêle musique, arts plastiques et autres formes, dans un ensemble cohérent et qui invite à la découverte. Le plasticien liégeois Frédéric Platéus apportera sa collaboration, par exemple. Deux autres artistes, «Jonathan De Winter et Jonas Lost, construiront une espèce de grand mirador», annoncent encore Jean et Thomas.

L’espace du terril Piron permettra au public de s’immerger dans un ensemble formé par la musique et les autres formes artistiques, «de tourner autour des œuvres, de parcourir les lieux. Nous axons vraiment le festival sur la découverte et la rencontre», précisent-ils.

Toutes les infos sur www.facebook.com/supervuefestival.

Sur le terril

Nous avons effectué une petite balade sur le terril Piron en compagnie de Jean Delvoie et Thomas Dupont, du collectif La Superette.

Le magnifique (et méconnu) terril Piron, un écrin pour le festival Supervue
©ÉdA Hermann

Le terril offre notamment une vue imprenable sur le stade du Standard, Sclessin et Ougrée.

Le magnifique (et méconnu) terril Piron, un écrin pour le festival Supervue
©ÉdA Hermann

Plus à l’ouest, la vue s’étend sur Tilleur, Jemeppe, Seraing, etc.

Le magnifique (et méconnu) terril Piron, un écrin pour le festival Supervue
©ÉdA Hermann

Au beau milieu du terril, une espèce de grande arène où se déroule une bonne partie du festival Supervue.

Le magnifique (et méconnu) terril Piron, un écrin pour le festival Supervue
©ÉdA Hermann
Le magnifique (et méconnu) terril Piron, un écrin pour le festival Supervue
©ÉdA Hermann

Quelques vestiges des activités humaines sont toujours observables sur place.

Le magnifique (et méconnu) terril Piron, un écrin pour le festival Supervue
©ÉdA Hermann
Le magnifique (et méconnu) terril Piron, un écrin pour le festival Supervue
©ÉdA Hermann